Pinophytes
55
II est à noter qu’à aucun moment les gamètes (réduits au noyau, à une mince
couche cytoplasmique et à la membrane plasmique) ne sont en contact avec le
milieu extérieur.
Enfin, si l’on compare l’appareil végétatif des ptéridophytes à celui des Conifères, on observe que ce dernier est plus perfectionné :
— Les vaisseaux (fig. 33), toujours imparfaits et à rôle de soutien, ont des
ponctuations complexes, dites aréolées (du latin area, petite surface).
— La ramification n’est plus de type dichotomique mais latéral et, généralement, le bourgeon apical a une croissance indéfinie.
Il est à remarquer que cette ramification se traduit au niveau du cône femelle
par un axe ramifié, non comparable à l’axe simple de la portion femelle de
l’épi des Sélaginelles.
Cet axe ramifié annonce l’inflorescence des Angiospermes.
— La croissance en longueur n’est plus réalisée par une cellule apicale mais
par un méristème.
— Les tiges et les racines peuvent s’élargir par le jeu d’assises circulaires
apparaissant secondairement, lorsque la plante a acquis une certaine taille : ce
sont les formations secondaires (fig. 10). Elles permettent aux arbres
d’atteindre de grandes dimensions. De fait, les Gymnospermes, avec les
Séquoias qui ont jusqu’à 120 mètres de haut, comprennent les arbres les plus
grands au monde.
pp
t
ps
a
Fig. 33. Trachéide (vaisseau imparfait) à ponctuations aréolées. À gauche, vue
générale; à droite, détail d’une ponctuation vue de face et en coupe longitudinale. pp, paroi primaire réduite à des fibrilles de cellulose et à un revêtement
de pectine, donc très perméable; ps, paroi secondaire lignifiée (imperméable)
dont le rebord forme un dôme (aréole); t, torus, lignifié. La circulation de l’eau
dans les trachéides aréolées est beaucoup moins rapide que dans les vaisseaux
parfaits des Plantes à fleurs. En revanche les risques d’obturation par des bulles
d’air y sont réduits.
55
II est à noter qu’à aucun moment les gamètes (réduits au noyau, à une mince
couche cytoplasmique et à la membrane plasmique) ne sont en contact avec le
milieu extérieur.
Enfin, si l’on compare l’appareil végétatif des ptéridophytes à celui des Conifères, on observe que ce dernier est plus perfectionné :
— Les vaisseaux (fig. 33), toujours imparfaits et à rôle de soutien, ont des
ponctuations complexes, dites aréolées (du latin area, petite surface).
— La ramification n’est plus de type dichotomique mais latéral et, généralement, le bourgeon apical a une croissance indéfinie.
Il est à remarquer que cette ramification se traduit au niveau du cône femelle
par un axe ramifié, non comparable à l’axe simple de la portion femelle de
l’épi des Sélaginelles.
Cet axe ramifié annonce l’inflorescence des Angiospermes.
— La croissance en longueur n’est plus réalisée par une cellule apicale mais
par un méristème.
— Les tiges et les racines peuvent s’élargir par le jeu d’assises circulaires
apparaissant secondairement, lorsque la plante a acquis une certaine taille : ce
sont les formations secondaires (fig. 10). Elles permettent aux arbres
d’atteindre de grandes dimensions. De fait, les Gymnospermes, avec les
Séquoias qui ont jusqu’à 120 mètres de haut, comprennent les arbres les plus
grands au monde.
pp
t
ps
a
Fig. 33. Trachéide (vaisseau imparfait) à ponctuations aréolées. À gauche, vue
générale; à droite, détail d’une ponctuation vue de face et en coupe longitudinale. pp, paroi primaire réduite à des fibrilles de cellulose et à un revêtement
de pectine, donc très perméable; ps, paroi secondaire lignifiée (imperméable)
dont le rebord forme un dôme (aréole); t, torus, lignifié. La circulation de l’eau
dans les trachéides aréolées est beaucoup moins rapide que dans les vaisseaux
parfaits des Plantes à fleurs. En revanche les risques d’obturation par des bulles
d’air y sont réduits.
