Pinophytes
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l’endosperme et les parois de l’ovule se déshydratent, entre à l’état de vie
ralentie, tandis que les parties superficielles ou téguments se sclérifient en
formant une enveloppe protectrice :
C’est une graine.
Pourvue d’une aile membraneuse qui facilite sa dispersion (cette aile provient
de la délamination de la partie supérieure de l’écaille, fig. 32-4), la graine
s’échappe alors du cône qui, au cours de la formation de l’embryon, toujours
lente (de l’ordre de plusieurs mois), s’est lignifié et desséché, prenant l’aspect
classique de la pomme de Pin.
Après un certain temps de repos (en général, il lui faut subir les froids de
l’hiver), la graine germera dès qu’elle trouvera des conditions favorables,
donnant une petite plantule qui, en quelques années, deviendra un pin adulte.
Caractères fondamentaux du cycle de développement
Les gamétophytes restent inclus dans les spores mâles et femelles. L’évolution
a accentué leur miniaturisation (facilitée par l’haploïdie, structure génétiquement vulnérable, cf. p. 19) :
— cellules prothalliennes mâles généralement réduites à deux et en état de
dégénérescence;
— anthéridie réduite à quelques cellules d’enveloppe, deux chez les Pins et les
Sapins;
— seulement deux gamètes;
— archégone très simplifié…
De façon générale, la spécialisation plus grande des parties sexuelles justifie
l’emploi de mots nouveaux. On appellera :
— les épis sporangifères, des cônes;
— les feuilles sporangifères mâles, des étamines;
— les feuilles sporangifères femelles, des écailles ovulifères;
— les microsporanges, des sacs polliniques;
— les macrosporanges, des ovules
1 ;
— les microspores, des grains de pollen
2 ;
— le massif prothallien femelle, un endosperme.
Mais surtout ce cycle est totalement original sur deux points :
1. La macrospore ne doit pas tomber à terre pour permettre au prothalle de
produire ses archégones, mais elle reste incluse et se « prothallise » dans le
macrosporange ou ovule resté sur la plante feuillée (endoprothallie). Bien
plus, après la fécondation, l’ensemble demeure en place jusqu’à la formation
d’une jeune plante en miniature ou embryon.
1. De façon générale (cf. p. 40), l’ovule est formé d’un tissu central, le nucelle, qu’entoure un (ou
plusieurs) tégument protecteur; ce (ou ces) dernier correspond à une (ou plusieurs) segment de
feuille sporangifère et le nucelle seul au macrosporange.
2. V. également la note 2 du bas de la page 40.
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l’endosperme et les parois de l’ovule se déshydratent, entre à l’état de vie
ralentie, tandis que les parties superficielles ou téguments se sclérifient en
formant une enveloppe protectrice :
C’est une graine.
Pourvue d’une aile membraneuse qui facilite sa dispersion (cette aile provient
de la délamination de la partie supérieure de l’écaille, fig. 32-4), la graine
s’échappe alors du cône qui, au cours de la formation de l’embryon, toujours
lente (de l’ordre de plusieurs mois), s’est lignifié et desséché, prenant l’aspect
classique de la pomme de Pin.
Après un certain temps de repos (en général, il lui faut subir les froids de
l’hiver), la graine germera dès qu’elle trouvera des conditions favorables,
donnant une petite plantule qui, en quelques années, deviendra un pin adulte.
Caractères fondamentaux du cycle de développement
Les gamétophytes restent inclus dans les spores mâles et femelles. L’évolution
a accentué leur miniaturisation (facilitée par l’haploïdie, structure génétiquement vulnérable, cf. p. 19) :
— cellules prothalliennes mâles généralement réduites à deux et en état de
dégénérescence;
— anthéridie réduite à quelques cellules d’enveloppe, deux chez les Pins et les
Sapins;
— seulement deux gamètes;
— archégone très simplifié…
De façon générale, la spécialisation plus grande des parties sexuelles justifie
l’emploi de mots nouveaux. On appellera :
— les épis sporangifères, des cônes;
— les feuilles sporangifères mâles, des étamines;
— les feuilles sporangifères femelles, des écailles ovulifères;
— les microsporanges, des sacs polliniques;
— les macrosporanges, des ovules
1 ;
— les microspores, des grains de pollen
2 ;
— le massif prothallien femelle, un endosperme.
Mais surtout ce cycle est totalement original sur deux points :
1. La macrospore ne doit pas tomber à terre pour permettre au prothalle de
produire ses archégones, mais elle reste incluse et se « prothallise » dans le
macrosporange ou ovule resté sur la plante feuillée (endoprothallie). Bien
plus, après la fécondation, l’ensemble demeure en place jusqu’à la formation
d’une jeune plante en miniature ou embryon.
1. De façon générale (cf. p. 40), l’ovule est formé d’un tissu central, le nucelle, qu’entoure un (ou
plusieurs) tégument protecteur; ce (ou ces) dernier correspond à une (ou plusieurs) segment de
feuille sporangifère et le nucelle seul au macrosporange.
2. V. également la note 2 du bas de la page 40.
