52 Embranchement des Gymnospermes ou Plantes à ovules nus
pollinique se rompt et le gamète le plus proche féconde l’oosphère tandis que
l’autre dégénère
1 .
Deux ou trois oosphères sont ainsi fécondées mais finalement un seul
embryon se développe et croît aux dépens des tissus de l’endosperme qui
l’entourent : l’embryon n’est ainsi à aucun moment en contact avec le milieu
extérieur.
Arrivé à un certain stade de différenciation (on distingue alors la première
racine, le bourgeon terminal et les 2, 3, 4 premières feuilles ou cotylédons), la
croissance de l’embryon cesse; l’ensemble des tissus formés par l’embryon,
1. Il s’écoule un long moment entre la pollinisation et la fécondation : plus d’un an chez le Pin,
six mois chez les Sapins. La lenteur des mécanismes sexuels interdit la formation d’espèces
annuelles à cycle de développement court.
eo
eo
eo
a
g
4
3
2
1
et
br
O
O
es
Fig. 32. Pin sylvestre. 1, coupe d’un cône mâle (comparer au schéma de la figure 30);
2, écaille ovulifère, eo, présentant la face supérieure ventrale portant les deux
ovules; 3, face dorsale de l’écaille ovulifère, eo, ce qui permet de voir la bractée
axillant l’axe qui la porte, es; on peut apercevoir la partie supérieure des ovules,
o, disposés sur la face ventrale; 4, après maturation de la graine l’écaille, eo,
porte deux graines, g, qui se détachent en entraînant chacune une aile, a.
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