Pinophytes
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— chacune porte à maturité deux sacs polliniques allongés qui s’ouvrent,
comme chez les Fougères, par une assise mécanique (l’anneau de déhiscence),
laissant échapper les microspores ou grains de pollen (à n chromosomes) que
le vent entraîne.
L’ensemble est très comparable à la partie mâle de l’épi sporangifère des
Sélaginelles.
Le contenu de la microspore, d’abord uninucléée, se segmente et devient sans
rupture de la paroi qui l’enveloppe, un petit prothalle comprenant :
— 2 cellules prothalliennes qui dégénéreront plus ou moins rapidement;
— 1 cellule initiale de l’anthéridie.
Les grains de pollen sont flanqués de deux ballonnets latéraux formés par le
décollement de l’exine et qui les rendent très légers. L’exine évite la déshydratation du contenu vivant du grain de pollen lors de son transport dans
l’atmosphère. La survie des grains de pollen est cependant toujours limitée.
❐ Appareil reproducteur femelle
Les cônes femelles, groupés par deux ou trois, ont une structure plus
complexe : ils sont également composés d’écailles disposées en spirale, mais
celles-ci ne sont pas, en fait, portées directement par l’axe, mais par des
rameaux extrêmement courts, axillés chacun par une bractée.
Les écailles, dite ovulifères, correspondent aux feuilles sporangifères;
chacune d’elles porte deux macrosporanges ou ovules (fig. 32-2 et 3).
Ceux-ci se trouvent directement au contact de l’atmosphère : on dit qu’ils sont
nus, d’où le nom de Gymnospermes donné à l’embranchement. Les écailles
du cône sont, en fait, serrées les unes contre les autres et protègent très efficacement les ovules des intempéries.
Dans chaque ovule, il ne se forme que 4 macrospores dont 3 dégénèrent
rapidement; la macrospore fertile (à n chromosomes) donne naissance à
l’intérieur même de cet ovule à un prothalle interne non chlorophyllien ou
endosperme constitué de nombreuses cellules et entouré, comme chez les
Sélaginelles, d’une puissante membrane cutinisée; mais celle-ci s’amincit ou
même s’interrompt à la partie supérieure de l’organe, région où il se forme
deux ou trois archégones réduits à un col très court surmontant une oosphère
volumineuse.
❐ Pollinisation et fécondation
Les grains de pollen sont dispersés par le vent : pollinisation anémophile; ils
atteignent les cônes femelles, s’insinuent dans les interstices des écailles, arrivent au contact des ovules, sont retenus par une substance mucilagineuse
excrétée par le sommet de l’ovule et germent : le prothalle subit de nouvelles
divisions (cellule du tube, cellule socle, cellule reproductrice qui donne naissance à deux anthérozoïdes dépourvus de cils et appelés gamètes) puis émet
un diverticule ou tube pollinique, formé aux dépens de l’intine, qui traverse les
tissus de l’ovule et pénètre dans le col de l’archégone; l’extrémité du tube
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— chacune porte à maturité deux sacs polliniques allongés qui s’ouvrent,
comme chez les Fougères, par une assise mécanique (l’anneau de déhiscence),
laissant échapper les microspores ou grains de pollen (à n chromosomes) que
le vent entraîne.
L’ensemble est très comparable à la partie mâle de l’épi sporangifère des
Sélaginelles.
Le contenu de la microspore, d’abord uninucléée, se segmente et devient sans
rupture de la paroi qui l’enveloppe, un petit prothalle comprenant :
— 2 cellules prothalliennes qui dégénéreront plus ou moins rapidement;
— 1 cellule initiale de l’anthéridie.
Les grains de pollen sont flanqués de deux ballonnets latéraux formés par le
décollement de l’exine et qui les rendent très légers. L’exine évite la déshydratation du contenu vivant du grain de pollen lors de son transport dans
l’atmosphère. La survie des grains de pollen est cependant toujours limitée.
❐ Appareil reproducteur femelle
Les cônes femelles, groupés par deux ou trois, ont une structure plus
complexe : ils sont également composés d’écailles disposées en spirale, mais
celles-ci ne sont pas, en fait, portées directement par l’axe, mais par des
rameaux extrêmement courts, axillés chacun par une bractée.
Les écailles, dite ovulifères, correspondent aux feuilles sporangifères;
chacune d’elles porte deux macrosporanges ou ovules (fig. 32-2 et 3).
Ceux-ci se trouvent directement au contact de l’atmosphère : on dit qu’ils sont
nus, d’où le nom de Gymnospermes donné à l’embranchement. Les écailles
du cône sont, en fait, serrées les unes contre les autres et protègent très efficacement les ovules des intempéries.
Dans chaque ovule, il ne se forme que 4 macrospores dont 3 dégénèrent
rapidement; la macrospore fertile (à n chromosomes) donne naissance à
l’intérieur même de cet ovule à un prothalle interne non chlorophyllien ou
endosperme constitué de nombreuses cellules et entouré, comme chez les
Sélaginelles, d’une puissante membrane cutinisée; mais celle-ci s’amincit ou
même s’interrompt à la partie supérieure de l’organe, région où il se forme
deux ou trois archégones réduits à un col très court surmontant une oosphère
volumineuse.
❐ Pollinisation et fécondation
Les grains de pollen sont dispersés par le vent : pollinisation anémophile; ils
atteignent les cônes femelles, s’insinuent dans les interstices des écailles, arrivent au contact des ovules, sont retenus par une substance mucilagineuse
excrétée par le sommet de l’ovule et germent : le prothalle subit de nouvelles
divisions (cellule du tube, cellule socle, cellule reproductrice qui donne naissance à deux anthérozoïdes dépourvus de cils et appelés gamètes) puis émet
un diverticule ou tube pollinique, formé aux dépens de l’intine, qui traverse les
tissus de l’ovule et pénètre dans le col de l’archégone; l’extrémité du tube
