Caractères généraux
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Des quatre macrospores formées après réduction chromatique à partir de la cellule
mère des spores du macrosporange, trois avortent généralement, la quatrième
donne le prothalle femelle. Celui-ci se développe au sein des tissus du macrosporange, lesquels prennent le nom de nucelle (du latin nux, noix : fig. 23). Chez les
Cycas, ce prothalle est encore très lâchement uni au nucelle et ce dernier est
souvent vascularisé rappelant les sporanges de nombreuses ptéridophytes fossiles.
Le ou les écailles qui entourent le macrosporange se soudent pour former une
enveloppe protectrice, le tégument, lequel délimite, au sommet de l’ovule, un
orifice étroit ou micropyle (du grec micro, petit et pylos, porte).
Le prothalle demeure, en parasite, sur la plante-mère; enfermé dans l’ovule il
accumule les réserves qui seront ultérieurement nécessaires au développement
de l’embryon.
Par rapport au sporange des ptéridophytes, l’ovule représente un grand
progrès : la germination de la macrospore se fait sur la plante-mère, à l’intérieur du macrosporange, ce qui assure une meilleure protection des
archégones et une économie des macrospores qui n’ont plus à supporter les
aléas de la dispersion.
m
t.p.
o
pr.
B
A
sp 4
sp 3
sp 2
sp 1
t
n
Fig. 23. Macrosporange des Cycadales. A. Coupe d’un très jeune macrosporange : on
observe les quatre macrospores noyées dans le massif nucellaire, n; les macrospores sp1, sp2, sp3 ne tarderont pas à être résorbées; seule la macrospore sp4
subsistera et sera à l’origine d’un prothalle pr; en t, ébauche du bourrelet
foliaire qui, s’accroissant et recouvrant le nucelle (encore chlorophyllien chez
quelques espèces), formera le tégument. B. Coupe longitudinale de l’ovule
après le développement de la macrospore sp4 en un prothalle femelle, pr, constitué de nombreuses petites cellules; o, oosphères; t, bourrelet foliaire
recouvrant le sporange (tégument); m, micropyle; t.p., grains de pollen germés
et « enracinés » dans la paroi du sporange; n, nucelle.
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