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TAXON
DES SPERMATOPHYTES
OU PLANTES À GRAINES
Les Spermatophytes (du grec sperma, graine) comprennent les végétaux les
plus perfectionnés : les plantes à graines
1 .
La reproduction des Spermatophytes comporte deux innovations majeures :
— le gamétophyte reste inclus à l’intérieur de la tétraspore : le prothalle se
développe dans la spore et, sans contact avec l’extérieur, il perd son
autotrophie : pour son alimentation il dépend ainsi du sporophyte. Cette endoprothallie est à l’origine du grain de pollen et de l’ovule, lequel, après la
fécondation, se transforme en graine :
— la fécondation n’est plus tributaire de l’eau extérieure : elle devient un
processus interne à la plante et développe une structure nouvelle, le tube
pollinique.
Grain de pollen
Le grain de pollen est à lui seul le gamétophyte mâle. De façon à permettre un
transfert facile – ou pollinisation – des organes mâles aux organes femelles
2 ,
par le vent et, plus tard, par les insectes, sa taille est forcément réduite. Il en
résulte que le gamétophyte mâle, miniaturisé, est réduit à quelques cellules
prothalliennes et seulement à deux anthérozoïdes (fig. 31).
Les microsporanges sont désormais appelés sacs polliniques et les microsporophylles prennent le nom d’étamines.
Ovule
À l’ensemble formé par le microsporange [devenu indéhiscent et plus ou
moins entouré d’écaille(s) ou feuille(s) protectrice(s)] et par la macrospore
prothallisée
3 on donne le nom d’ovule
4 (du latin ovum, œuf).
1. L’étude des caractères des Spermatophytes ne sera faite avec profiit que lorsque le cycle d’au
moins un de leurs représentants (cf. celui du Pin sylvestre p. 50) aura permis de concrétiser les
différentes nouveautés du cycle de reproduction.
2. Chez les ptéridophytes, la dissémination est réalisée à l’état de spore unicellulaire, les tétraspores. Aussi, en première approximation et au prix d’une inexactitude, assimile-t-on
généralement les tétraspores des ptéridophytes aux grains de pollen des Spermatophytes.
3. Cette innovation est déjà esquissée chez les Sélaginelles.
4. Les zoologistes réservent le nom d’ovule au gamète femelle mûr, apte à être fécondé : pour les
botanistes le gamète femelle est l’oosphère. Les anglo-saxons disent ovule pour les plantes et
ovum pour les animaux.
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