32 Ptéridophytes
Cette sexualisation, de plus en plus précoce (fig. 14), est un progrès, car elle
répond aux exigences différentes des spores mâles et femelles : ces dernières,
qui doivent accumuler des réserves pour subvenir aux premiers besoins de
l’œuf, tendent à devenir plus volumineuses, donc peu mobiles et à être
produites en moins grand nombre.
Inversement, les spores mâles, produites en grand nombre, petites et très
légères, faciles à entraîner par le vent, atteindront des spores femelles.
Cette sexualisation permet en outre un brassage des gènes : chez les espèces
dont les prothalles sont unisexués, les possibilités sont moindres pour que
s’unissent un anthérozoïde et une oosphère provenant d’un même parent, donc
génétiquement semblables.
2. Une deuxième tendance évolutive consiste en la spécialisation des feuilles
portant les sporanges.
Homoprothallie
Isosporangie
Isosporie
Ǩ
ǩ
γ
R.C.
1 : FOUGÈRES
Hétéroprothallie
ǩ
Ǩ
γ
R.C.
2 : PRÊLES
Hétérosporangie
(donc
hétérosporie)
Ǩ
ǩ
Hétéroprothallie
γ
R.C.
3 : SÉLAGINELLES
Fig. 14. Évolution de la sexuation chez les
ptéridophytes.
En 1, cas des Fougères : sexuation
tardive, par apparition d’anthéridies et
d’archégones sur le même prothalle;
en 2, cas des Prêles : sexuation dès le
stade prothalle et méiospores; en 3,
cas des Sélaginelles : la sexuation se
fait dès le stade sporange, sur le sporophyte avec différenciation entre
macro- et microsporange – R.C.,
méiose; traits gras : phase sporophytique, traits fins : phase
gamétophytique, γ : gamètes.
Cette sexualisation, de plus en plus précoce (fig. 14), est un progrès, car elle
répond aux exigences différentes des spores mâles et femelles : ces dernières,
qui doivent accumuler des réserves pour subvenir aux premiers besoins de
l’œuf, tendent à devenir plus volumineuses, donc peu mobiles et à être
produites en moins grand nombre.
Inversement, les spores mâles, produites en grand nombre, petites et très
légères, faciles à entraîner par le vent, atteindront des spores femelles.
Cette sexualisation permet en outre un brassage des gènes : chez les espèces
dont les prothalles sont unisexués, les possibilités sont moindres pour que
s’unissent un anthérozoïde et une oosphère provenant d’un même parent, donc
génétiquement semblables.
2. Une deuxième tendance évolutive consiste en la spécialisation des feuilles
portant les sporanges.
Homoprothallie
Isosporangie
Isosporie
Ǩ
ǩ
γ
R.C.
1 : FOUGÈRES
Hétéroprothallie
ǩ
Ǩ
γ
R.C.
2 : PRÊLES
Hétérosporangie
(donc
hétérosporie)
Ǩ
ǩ
Hétéroprothallie
γ
R.C.
3 : SÉLAGINELLES
Fig. 14. Évolution de la sexuation chez les
ptéridophytes.
En 1, cas des Fougères : sexuation
tardive, par apparition d’anthéridies et
d’archégones sur le même prothalle;
en 2, cas des Prêles : sexuation dès le
stade prothalle et méiospores; en 3,
cas des Sélaginelles : la sexuation se
fait dès le stade sporange, sur le sporophyte avec différenciation entre
macro- et microsporange – R.C.,
méiose; traits gras : phase sporophytique, traits fins : phase
gamétophytique, γ : gamètes.
