262 Notions élémentaires sur la répartition des végétaux
dépend plus du pH du sol que du taux en calcium (les terrains calcaires captent
toutefois mieux la chaleur).
Les facteurs vivants (ou facteurs biotiques)
Interactions
Les interactions entre êtres vivants sont multiples. Les plantes agissent les
unes sur les autres en modifiant notamment l’environnement : ainsi les arbres
d’une futaie imposent des conditions d’éclairement, de température, d’humidité particulières (cf. les microclimats). Dans le sol, s’observent soit une
concurrence alimentaire (importance du réseau racinaire…) et chimique (rejet
de substances toxiques…), soit au contraire des symbioses diverses [associations des Orchidacées avec des Rhizoctonia (p. 99); des Aulnes, des Fabacées
(p. 156) avec des procaryotes fixant l’azote atmosphérique…]. L’action des
microparasites, des insectes, des animaux supérieurs traduit la lutte pour la
vie, tant pour les plantes que pour les animaux qui leur sont inféodés (notion
de biocénose
1 ).
Surtout l’Homme, resté longtemps un facteur biotique parmi les autres, a plus
récemment créé autour de lui une « technosphère » : urbanisme, autoroute,
pratiques culturales intensives avec emploi d’herbicides chimiques, pollutions
radioactives… modifient considérablement les équilibres naturels.
Adaptation des plantes
Aux exigences du milieu, les plantes répondent en adaptant au mieux leur
organisme à celui-ci. Par exemple, les végétaux peuvent supporter la
mauvaise saison (hiver des régions tempérées et froides, période sèche des
régions intertropicales…); dans nos pays, l’extrémité des jeunes pousses, où
se trouve le méristème terminal, est protégée par la formation de bourgeons
épais adaptés au froid hivernal. RAUNKIAER a utilisé ces caractères pour
définir plusieurs types biologiques (fig. 180).
En 1 et 2 sont schématisées les plantes à partie aérienne durable et qui, suivant
que leur taille est supérieure ou inférieure à 0,50 m, sont appelées phanérophytes (du grec phaneros, visible) ou chaméphytes (du grec khamai, à terre,
rampant); les arbres (en 1, sur la figure), arbustes, arbrisseaux de nos forêts
correspondent aux premiers; les seconds sont représentés par des sous-arbrisseaux (Myrtille en 2, Bruyère…) et par des plantes herbacées dont la partie
inférieure se lignifie plus ou moins (Thym, Petite Pervenche…).
Les types 3, 4 et 5 comprennent des plantes vivaces (à la limite, bisannuelles)
dépourvues de tiges aériennes en hiver. Chez les : hémicryptophytes (du grec
hêmi, à demi et cryptos, caché) les bourgeons hivernaux, situés au ras du sol,
1. Du grec koinos, en communauté; biocénose = ensemble d’êtres vivants dans le même biotope
(= milieu). La biocénose, son milieu et les interactions des êtres vivants entre eux ou avec le
milieu forment un écosystème.
dépend plus du pH du sol que du taux en calcium (les terrains calcaires captent
toutefois mieux la chaleur).
Les facteurs vivants (ou facteurs biotiques)
Interactions
Les interactions entre êtres vivants sont multiples. Les plantes agissent les
unes sur les autres en modifiant notamment l’environnement : ainsi les arbres
d’une futaie imposent des conditions d’éclairement, de température, d’humidité particulières (cf. les microclimats). Dans le sol, s’observent soit une
concurrence alimentaire (importance du réseau racinaire…) et chimique (rejet
de substances toxiques…), soit au contraire des symbioses diverses [associations des Orchidacées avec des Rhizoctonia (p. 99); des Aulnes, des Fabacées
(p. 156) avec des procaryotes fixant l’azote atmosphérique…]. L’action des
microparasites, des insectes, des animaux supérieurs traduit la lutte pour la
vie, tant pour les plantes que pour les animaux qui leur sont inféodés (notion
de biocénose
1 ).
Surtout l’Homme, resté longtemps un facteur biotique parmi les autres, a plus
récemment créé autour de lui une « technosphère » : urbanisme, autoroute,
pratiques culturales intensives avec emploi d’herbicides chimiques, pollutions
radioactives… modifient considérablement les équilibres naturels.
Adaptation des plantes
Aux exigences du milieu, les plantes répondent en adaptant au mieux leur
organisme à celui-ci. Par exemple, les végétaux peuvent supporter la
mauvaise saison (hiver des régions tempérées et froides, période sèche des
régions intertropicales…); dans nos pays, l’extrémité des jeunes pousses, où
se trouve le méristème terminal, est protégée par la formation de bourgeons
épais adaptés au froid hivernal. RAUNKIAER a utilisé ces caractères pour
définir plusieurs types biologiques (fig. 180).
En 1 et 2 sont schématisées les plantes à partie aérienne durable et qui, suivant
que leur taille est supérieure ou inférieure à 0,50 m, sont appelées phanérophytes (du grec phaneros, visible) ou chaméphytes (du grec khamai, à terre,
rampant); les arbres (en 1, sur la figure), arbustes, arbrisseaux de nos forêts
correspondent aux premiers; les seconds sont représentés par des sous-arbrisseaux (Myrtille en 2, Bruyère…) et par des plantes herbacées dont la partie
inférieure se lignifie plus ou moins (Thym, Petite Pervenche…).
Les types 3, 4 et 5 comprennent des plantes vivaces (à la limite, bisannuelles)
dépourvues de tiges aériennes en hiver. Chez les : hémicryptophytes (du grec
hêmi, à demi et cryptos, caché) les bourgeons hivernaux, situés au ras du sol,
1. Du grec koinos, en communauté; biocénose = ensemble d’êtres vivants dans le même biotope
(= milieu). La biocénose, son milieu et les interactions des êtres vivants entre eux ou avec le
milieu forment un écosystème.
