Déterminisme de la flore 261
chacune des espèces propres de Palmiers. À l’inverse, lorsque de telles
barrières n’existaient pas (comme dans les plaines indo-européennes) la même
espèce peut avoir une aire de dispersion très vaste.
La conjonction des processus évolutifs et des vicissitudes paléogéographiques a
conduit à la création de grandes unités floristiques continentales ou pour le moins
régionales : « empires » (fig. 179). « régions », « domaines »… floristiques.
DÉTERMINISME DE LA VÉGÉTATION
La végétation exprime la façon qu’ont les plantes de s’adapter aux facteurs
externes (climat, sol…). L’écologie (du grec oikos, maison, habitat) est la
science qui étudie les rapports des êtres vivants (plantes, animaux…) avec
leurs habitats.
L’influence du milieu : les différents facteurs externes
Le climat
Les facteurs thermiques sont les plus importants et conditionnent en grande
partie la répartition des végétaux. Le rôle du gel est fondamental. Ainsi,
l’Olivier (p. 220), plante sensible aux basses températures, a une aire strictement limitée à la région méditerranéenne; de même, les Monocots, dépourvues
de tissus secondaires (cf. p. 87), ne peuvent acquérir une grande taille (Bananier, Palmiers…) que dans les régions chaudes.
L’alimentation en eau est un facteur de répartition presque aussi important :
les besoins en eau des plantes sont en effet considérables (un végétal absorbe
par jour environ son poids d’eau). Il faut tenir compte non seulement de la
pluviosité globale mais aussi de sa répartition au cours de l’année.
Les alternances de chaleur et de lumière jouent également un grand rôle (thermopériodisme, photopériodisme…).
De plus, il faut prendre en considération, non seulement le climat général
d’une région, mais aussi, sous l’influence de différents facteurs locaux (nature
de la topographie, de la couverture végétale, de l’exposition au vent au
soleil…) sa différenciation en microclimats.
Le sol
L’influence du sol – ou facteur édaphique (du grec édaphos, sol) – est aussi
très grande. Les propriétés physiques du sol (porosité, rétention d’eau…), sa
nature (argileuse, sablonneuse…), sa composition (teneur en azote, terrains
calcaires, siliceux…), son origine (à partir d’alluvions, ou de roche mère…),
son évolution en niveaux superposés ou horizons ayant chacun leurs caractéristiques particulières, etc., sont des facteurs déterminants pour la végétation.
Les botanistes connaissent depuis longtemps la différence qui existe entre les
spèces des terrains calcaires (plantes calcicoles, basiphiles ou indifférentes) et
celles des terrains siliceux (plantes silicicoles, acidiphiles), différence qui
chacune des espèces propres de Palmiers. À l’inverse, lorsque de telles
barrières n’existaient pas (comme dans les plaines indo-européennes) la même
espèce peut avoir une aire de dispersion très vaste.
La conjonction des processus évolutifs et des vicissitudes paléogéographiques a
conduit à la création de grandes unités floristiques continentales ou pour le moins
régionales : « empires » (fig. 179). « régions », « domaines »… floristiques.
DÉTERMINISME DE LA VÉGÉTATION
La végétation exprime la façon qu’ont les plantes de s’adapter aux facteurs
externes (climat, sol…). L’écologie (du grec oikos, maison, habitat) est la
science qui étudie les rapports des êtres vivants (plantes, animaux…) avec
leurs habitats.
L’influence du milieu : les différents facteurs externes
Le climat
Les facteurs thermiques sont les plus importants et conditionnent en grande
partie la répartition des végétaux. Le rôle du gel est fondamental. Ainsi,
l’Olivier (p. 220), plante sensible aux basses températures, a une aire strictement limitée à la région méditerranéenne; de même, les Monocots, dépourvues
de tissus secondaires (cf. p. 87), ne peuvent acquérir une grande taille (Bananier, Palmiers…) que dans les régions chaudes.
L’alimentation en eau est un facteur de répartition presque aussi important :
les besoins en eau des plantes sont en effet considérables (un végétal absorbe
par jour environ son poids d’eau). Il faut tenir compte non seulement de la
pluviosité globale mais aussi de sa répartition au cours de l’année.
Les alternances de chaleur et de lumière jouent également un grand rôle (thermopériodisme, photopériodisme…).
De plus, il faut prendre en considération, non seulement le climat général
d’une région, mais aussi, sous l’influence de différents facteurs locaux (nature
de la topographie, de la couverture végétale, de l’exposition au vent au
soleil…) sa différenciation en microclimats.
Le sol
L’influence du sol – ou facteur édaphique (du grec édaphos, sol) – est aussi
très grande. Les propriétés physiques du sol (porosité, rétention d’eau…), sa
nature (argileuse, sablonneuse…), sa composition (teneur en azote, terrains
calcaires, siliceux…), son origine (à partir d’alluvions, ou de roche mère…),
son évolution en niveaux superposés ou horizons ayant chacun leurs caractéristiques particulières, etc., sont des facteurs déterminants pour la végétation.
Les botanistes connaissent depuis longtemps la différence qui existe entre les
spèces des terrains calcaires (plantes calcicoles, basiphiles ou indifférentes) et
celles des terrains siliceux (plantes silicicoles, acidiphiles), différence qui
