260 Notions élémentaires sur la répartition des végétaux
Les processus évolutifs
Au cours des ères géologiques les groupes les mieux adaptés ont, peu à peu,
supplanté ceux qui avaient moins de possibilité d’expansion; ainsi à l’ère
Primaire ou ère des ptéridophytes succède au Secondaire celle des Gymnospermes, puis celle des Angiospermes (Tertiaire-Quaternaire) : les Astéridées
aux organes sexuels mieux protégés se différencient à partir de groupes aux
fleurs apparentes etc. (fig. 179).
Les vicissitudes paléographiques
Par exemple, l’avancée des grands glaciers qui recouvrirent au quaternaire la
majeure partie de l’Europe septentrionale (jusqu’à Lyon, au sud) élimina la
flore ligneuse tertiaire (les Magnolias, notamment) laissant la place à une flore
froide; cette dernière, après le retrait des glaces, s’est réfugiée aujourd’hui
dans les hautes montagnes de l’Europe du Sud et dans le grand Nord. Les
flores d’Amérique du Nord et de l’Europe, parce que ces continents se sont
très tôt séparés l’un de l’autre, eurent tout le temps de s’individualiser et de se
spécialiser (cf. p. 136) : elles sont différentes malgré un aspect assez
semblable, beaucoup d’espèces systématiquement voisines, y jouant un même
rôle biologique. Ces espèces homologues appartenant à des flores différentes
sont dites vicariantes (du latin vicarius, suppléant); notre Genévrier (p. 57),
notre Hêtre (p. 172), notre Osmonde royale (p. 36), par exemple, sont, en
Amérique du Nord, remplacés par des espèces très proches.
Les diverses flores ont ainsi évolué pour leur propre compte et sont devenues
d’autant plus spécialisées que de vastes régions marines ou d’autres barrières
(hautes montagnes etc.) les isolaient les unes des autres. C’est ce qui explique
que la majorité des îles ont une forte proportion d’espèces particulières
(espèces endémiques) : les îles de l’Océan indien, notamment, possèdent
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Fig. 179. Les cinq grands empires floraux, d’après Emberger. 1 : empire néotropical; 2 :
africano-malgache; 3 : asiatico-pacifique; 4 : holarctique; 5 : antarctique-australien.
Les processus évolutifs
Au cours des ères géologiques les groupes les mieux adaptés ont, peu à peu,
supplanté ceux qui avaient moins de possibilité d’expansion; ainsi à l’ère
Primaire ou ère des ptéridophytes succède au Secondaire celle des Gymnospermes, puis celle des Angiospermes (Tertiaire-Quaternaire) : les Astéridées
aux organes sexuels mieux protégés se différencient à partir de groupes aux
fleurs apparentes etc. (fig. 179).
Les vicissitudes paléographiques
Par exemple, l’avancée des grands glaciers qui recouvrirent au quaternaire la
majeure partie de l’Europe septentrionale (jusqu’à Lyon, au sud) élimina la
flore ligneuse tertiaire (les Magnolias, notamment) laissant la place à une flore
froide; cette dernière, après le retrait des glaces, s’est réfugiée aujourd’hui
dans les hautes montagnes de l’Europe du Sud et dans le grand Nord. Les
flores d’Amérique du Nord et de l’Europe, parce que ces continents se sont
très tôt séparés l’un de l’autre, eurent tout le temps de s’individualiser et de se
spécialiser (cf. p. 136) : elles sont différentes malgré un aspect assez
semblable, beaucoup d’espèces systématiquement voisines, y jouant un même
rôle biologique. Ces espèces homologues appartenant à des flores différentes
sont dites vicariantes (du latin vicarius, suppléant); notre Genévrier (p. 57),
notre Hêtre (p. 172), notre Osmonde royale (p. 36), par exemple, sont, en
Amérique du Nord, remplacés par des espèces très proches.
Les diverses flores ont ainsi évolué pour leur propre compte et sont devenues
d’autant plus spécialisées que de vastes régions marines ou d’autres barrières
(hautes montagnes etc.) les isolaient les unes des autres. C’est ce qui explique
que la majorité des îles ont une forte proportion d’espèces particulières
(espèces endémiques) : les îles de l’Océan indien, notamment, possèdent
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Fig. 179. Les cinq grands empires floraux, d’après Emberger. 1 : empire néotropical; 2 :
africano-malgache; 3 : asiatico-pacifique; 4 : holarctique; 5 : antarctique-australien.
