Astéracées 249
— Les Astéracées sont pourvues d’un appareil sécréteur ordinairement bien
développé :
• Cellules et canaux sécréteurs à essence, poils sécréteurs. Certaines espèces
sont ainsi très aromatiques et utilisées comme telles (Camomille, Armoise,
Estragon…).
• Laticifères comme chez le groupe des Chicorées et plantes affines (Pissenlit,
Laiterons…). Lorsqu’on brise la tige de ces plantes, il s’exsude un suc blanchâtre (pendant la dernière guerre, les Russes ont extrait du caoutchouc à
partir de certains Pissenlits.)
— Les Astéracées sont riches en polyacétyléniques et en lactones sesquiterpéniques (cf. Biochimie végétale, p. 193). Abandonnant les alcaloïdes de types
classiques ainsi que les iridoïdes, auxquelles les prédateurs avaient eu le temps
de s’adapter, les Astéracées ont été les premières (avec les Apiacées, autre
famille évoluée) à utiliser ces composés, ce qui a favorisé leur suprématie
actuelle.
— Leurs organes de réserve contiennent de l’inuline; exemple : les tubercules
de Topinambour.
pp
2
cp
sm
st
ans
tb
l
3
pp
1
Fig. 173. Pissenlit. 1, port de la plante; cp, capitule; 2, akène; 3, fleur ligulée à
5 dents; pp, pappus; sm, stigmate; ans, anthères soudées en un tube autour du
style, st; l, ligule.
Précédent

- 259/295

Suivant