240 Euastéridées II
La tige est ordinairement cannelée et creuse, par manque de développement
de la moelle au cours de la croissance. On dit qu’elle est fistuleuse.
Les feuilles sont alternes, souvent très découpées (pennatisequées à plusieurs
degrés) et comportent une gaine très développée comparable à celle que l’on
rencontre chez les Monocots. Chez quelques espèces (comme les Buplèvres et
les Panicauts d’Amérique) la feuille se réduit même à la gaine, transformée en
faux limbe à nervures parallèles, comme chez les Caryophyllacées.
Racine, tige et feuilles sont parcourues par des canaux sécréteurs qui contiennent un mélange d’essence et de résine. Ils sont surtout abondants dans les
tiges, où l’on trouve en particulier un canal au niveau de chacune des cannelures. Ces canaux expliquent l’odeur forte qui se dégage des Apiacées
lorsqu’on les écrase.
Appareil reproducteur
L’inflorescence ou ombelle
Elle définit la famille, appelée autrefois Ombellifères. L’ombelle (fig. 166) est
constituée par des pédicelles ou rayons, divergeant sensiblement d’un même
point et dont les fleurs s’épanouissent toutes à un même niveau.
Chaque rayon est axilé, en principe, par une bractée, mais seules, les plus
externes persistent généralement et forment l’involucre de l’ombelle. Chez
l’Astrance, ces bractées deviennent pétaloïdes; chez les Panicauts, elles sont
devenues, foliacées et épineuses.
Les fleurs les plus périphériques
1 sont mûres les premières, ce qui s’explique
en considérant que l’ombelle est une grappe dont l’axe est réduit à un réceptacle extrêmement court.
Si, par réduction des pédicelles, les fleurs deviennent sessiles on obtient un
capitule (fig. 166). C’est ce qui se passe chez le Panicaut, où, de plus, les
feuilles sont épineuses; cette espèce ressemble à un chardon de la famille des
Astéracées, où les fleurs sont en capitule et les feuilles épineuses, d’où le nom
de Chardon Rolland (Panicaut) ou de Chardon bleu
2 des dunes qui leur sont
donnés, selon les espèces.
L’ombelle simple ainsi décrite, rarement isolée (Astrance, Panicaut), est à son
tour groupée en ombelle composée alors d’ombellules : on aura alors un involucre de bractées pour l’ombelle et un involucelle à la base des ombellules.
(fig. 165-1).
1. La fleur centrale de l’ombelle est parfois morphologiquement différente : ainsi celle de
l’ombelle de Carotte est brune alors que toutes les autres sont blanches (certains auteurs en déduisent que l’ombelle dériverait d’une inflorescence cymeuse, non d’une grappe comme on l’admet
généralement).
2. Le Chardon bleu des dunes (Eryngium maritimum), typique des dunes blanches, est souvent
pillé; c’est une espèce à protéger.
La tige est ordinairement cannelée et creuse, par manque de développement
de la moelle au cours de la croissance. On dit qu’elle est fistuleuse.
Les feuilles sont alternes, souvent très découpées (pennatisequées à plusieurs
degrés) et comportent une gaine très développée comparable à celle que l’on
rencontre chez les Monocots. Chez quelques espèces (comme les Buplèvres et
les Panicauts d’Amérique) la feuille se réduit même à la gaine, transformée en
faux limbe à nervures parallèles, comme chez les Caryophyllacées.
Racine, tige et feuilles sont parcourues par des canaux sécréteurs qui contiennent un mélange d’essence et de résine. Ils sont surtout abondants dans les
tiges, où l’on trouve en particulier un canal au niveau de chacune des cannelures. Ces canaux expliquent l’odeur forte qui se dégage des Apiacées
lorsqu’on les écrase.
Appareil reproducteur
L’inflorescence ou ombelle
Elle définit la famille, appelée autrefois Ombellifères. L’ombelle (fig. 166) est
constituée par des pédicelles ou rayons, divergeant sensiblement d’un même
point et dont les fleurs s’épanouissent toutes à un même niveau.
Chaque rayon est axilé, en principe, par une bractée, mais seules, les plus
externes persistent généralement et forment l’involucre de l’ombelle. Chez
l’Astrance, ces bractées deviennent pétaloïdes; chez les Panicauts, elles sont
devenues, foliacées et épineuses.
Les fleurs les plus périphériques
1 sont mûres les premières, ce qui s’explique
en considérant que l’ombelle est une grappe dont l’axe est réduit à un réceptacle extrêmement court.
Si, par réduction des pédicelles, les fleurs deviennent sessiles on obtient un
capitule (fig. 166). C’est ce qui se passe chez le Panicaut, où, de plus, les
feuilles sont épineuses; cette espèce ressemble à un chardon de la famille des
Astéracées, où les fleurs sont en capitule et les feuilles épineuses, d’où le nom
de Chardon Rolland (Panicaut) ou de Chardon bleu
2 des dunes qui leur sont
donnés, selon les espèces.
L’ombelle simple ainsi décrite, rarement isolée (Astrance, Panicaut), est à son
tour groupée en ombelle composée alors d’ombellules : on aura alors un involucre de bractées pour l’ombelle et un involucelle à la base des ombellules.
(fig. 165-1).
1. La fleur centrale de l’ombelle est parfois morphologiquement différente : ainsi celle de
l’ombelle de Carotte est brune alors que toutes les autres sont blanches (certains auteurs en déduisent que l’ombelle dériverait d’une inflorescence cymeuse, non d’une grappe comme on l’admet
généralement).
2. Le Chardon bleu des dunes (Eryngium maritimum), typique des dunes blanches, est souvent
pillé; c’est une espèce à protéger.
