236 Euastéridées I
vernalisation. Les Pétunias sont à l’origine de la découverte des ARN
interférents…
*
Les Convolvulacées
1 comprennent plus d’un millier d’espèces tropicales avec quelques
espèces cosmopolites comme les Liserons, mauvaises herbes des champs…
Cette famille, proche des Solanacées, en diffère essentiellement par son port et la
présence de laticifères : beaucoup de Convolvulacées se reconnaissent très facilement
par la tige volubile (fig. 163). De plus, à part certaines espèces devenues secondairement annuelles comme le Liseron tricolore (le Liseron des haies est d’ailleurs
pérennant), les Convolvulacées sont des plantes vivaces par leurs organes souterrains
souvent très volumineux.
Une Convolvulacée se reconnaît également aux feuilles isolées fréquemment en forme
de cœur ou de flèche et aux fleurs dont la corolle (à préfloraison tordue, ici, particulièrement visible) est très développée en forme de cloche (Cuscutes) ou d’entonnoir
(Liserons et Belles de jour).
Tous ces caractères sont très faciles à retenir, il suffit de songer aux Liserons.
Le fruit est capsulaire comme chez les Solanacées mais ne contient que deux graines
par loge
2 .
On notera la présence de latex dans les différents organes végétatifs, mais celui-ci se
trouve localisé dans des cellules isolées ou en files courtes, si bien que lorsque l’on
blesse la plante, le latex ne s’écoute pas.
1. Du genre Convolvulus, Liseron, ce qui rappelle que la tige s’enroule (convolvere en latin)
autour de son support.
2. Quelques espèces primitives ont encore 5 carpelles et certaines ont un style gynobasique (dans
chaque loge un des ovules avorte et le fruit est un diakène).
Fig. 163. Portion de tige volubile florifère de Convolvulacée. La fleur, isolée,
provient en fait d’une cyme dont les deux fleurs latérales ont avorté. Remarquer les deux bractéoles ou préfeuilles particulièrement développées.
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