Rubiacées 217
Appareil végétatif
Les Rubiacées sont typiques par leurs feuilles simples, opposées, à stipules
bien développées (fig. 145). Celles-ci peuvent se réunir en une seule pièce
(parfois en forme d’« ochréa »), qui peut ensuite se subdiviser.
Chez les Caille-lait, on assiste au même phénomène, mais les feuilles (reconnaissables à ce qu’elles axillent généralement un bourgeon) sont très
simplifiées, sessiles et sans pétiole. Conjointement les stipules sont devenues
foliacées, tout à fait semblables aux vraies feuilles et l’ensemble constitue
autour de la tige un pseudo-verticille.
Secondairement, la disposition opposée des feuilles entraîne chez les Caillelait et plantes affines, comme pour les Lamiacées (cf. p. 221), une tige carrée :
mais là encore, cette disposition ne peut se manifester que chez les espèces
herbacées : si les formations secondaires fonctionnent (tige ligneuse), on a une
section circulaire.
Certaines espèces présentent, à la naissance des nervures secondaires et à la
face inférieure du limbe, des cavités ou scrobicules à l’intérieur desquelles
vivent de petits acariens ou encore, dans des troncs boursouflés, des colonies
de fourmis (espèces myrmécophiles).
Stipules
Espèce tropicale
Caféier
Ipéca
Stipules
Garance
Croisette
Caille-lait
Fig. 145. Les stipules chez les Rubiacées (voir texte).
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