Caryophyllacées 201
résulte de la soudure de cinq carpelles « fermés » pluriovulés engendrant un
ovaire initialement pluriloculaire à placentation axile. L’évolution, ensuite, a
supprimé les cloisons conduisant à une fausse placentation centrale (fig. 132).
Chez certaines espèces, d’ailleurs, on observe une réminiscence ancestrale :
au début du développement les cloisons se forment, mais rapidement elles
cessent de s’accroître tandis qu’augmente le volume de l’ovaire et du placenta.
Le fruit
Le fruit (fig. 133) est une capsule s’ouvrant soit par des dents, soit par des
valves (2-5 ou 4-10 suivant les espèces).
Le premier cas correspond à un calice gamosépale : celui-ci est, en effet, généralement persistant : il ne servirait à rien que les capsules s’ouvrent sur toute
leur hauteur.
Le second cas correspond, au contraire, à un calice dialysépale.
Espèces importantes
Nous citerons :
1. Du groupe des Caryophyllacées à calice gamosépales, les Œillets surtout
rencontrés en montagne et autour de la Méditerranée et plusieurs espèces
fr
fr
s
s
Fig. 132. Origine théorique de l’ovaire des Caryophyllacées.
Fig. 133. Le fruit des Caryophyllacées. À droite, chez le Compagnon blanc; à gauche,
chez une espèce à calice dialysépale (s, sépales; fr, fruit).
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