200 Préastéridées
Appareil végétatif
Les Caryophyllacées sont des herbes, vivaces ou annuelles, caractérisées par
un appareil végétatif très typique et la présence spécifique d’un ose, le
lychnose.
Les feuilles sont réduites au pétiole dilaté et aplati : il n’y a généralement pas
de stipules et le faux-limbe présente une nervation parallèle.
Ces feuilles sont opposées et s’insèrent sur des nœuds fortement renflés (d’où
le nom de Caryophyllacées, du grec caryo, nœud et phullon, feuille) au niveau
desquels la tige se brise aisément : c’est très vrai chez l’œillet des fleuristes
que ces derniers rigidifient par un fil de laiton.
Appareil reproducteur
La fleur
Les fleurs sont typiquement disposées en cymes bipares. Elles sont entièrement pentamérisées et pentacycliques.
5 S + 5 P + (5 + 5) E + 5 C
Les points suivants sont à souligner :
— Le calice et la corolle sont nettement différenciés, l’ensemble attire les
insectes : la pollinisation est entomophile.
— Le calice peut être de deux types, dialysépale chez les espèces les moins
évoluées, gamosépale chez les caryophyllacées les plus récentes.
— La corolle est dialypétale. Les deux types de calices commandent le type
de corolle : dans le premier cas, les pétales sont normalement constitués; dans
le second, où les sépales sont soudés en un tube, les pétales différencient une
partie allongée ou onglet et seule la partie étalée ou limbe dépasse le calice
(fig. 130).
À la jonction du limbe et de l’onglet de petites languettes forment souvent
(Silène) une saillie ligulaire; le limbe est fréquemment divisé en deux parties,
si bien que de nombreuses fleurs de Caryophyllacées semblent avoir non pas
cinq pétales, mais dix; la forme tubulée du calice entraîne généralement
l’allongement de l’axe floral entre le calice et la corolle.
Les pétales acquièrent le plus souvent une préfloraison de type imbriquée
simple ou tordue (fig. 39-b et c).
— L’androcée est obdiplostémone (fig. 84). Les grains de pollen sont devenus
secondairement multiaperturés.
— Le nombre des carpelles peut tomber à 4, 3 ou 2. Les styles restent libres,
ce qui atteste une soudure incomplète des carpelles : un simple examen
externe permet de savoir leur nombre. Ce caractère est très utilisé dans les
flores : ainsi, les (Œillets ont deux styles, donc deux carpelles; les Silènes ont
trois styles, donc trois carpelles; le Compagnon blanc à cinq styles, donc cinq
carpelles…
L’ovaire est normalement uniloculaire et les ovules sont insérés sur une
colonne axiale partant du bas de l’ovaire. De fait, l’ovaire ainsi constitué
Appareil végétatif
Les Caryophyllacées sont des herbes, vivaces ou annuelles, caractérisées par
un appareil végétatif très typique et la présence spécifique d’un ose, le
lychnose.
Les feuilles sont réduites au pétiole dilaté et aplati : il n’y a généralement pas
de stipules et le faux-limbe présente une nervation parallèle.
Ces feuilles sont opposées et s’insèrent sur des nœuds fortement renflés (d’où
le nom de Caryophyllacées, du grec caryo, nœud et phullon, feuille) au niveau
desquels la tige se brise aisément : c’est très vrai chez l’œillet des fleuristes
que ces derniers rigidifient par un fil de laiton.
Appareil reproducteur
La fleur
Les fleurs sont typiquement disposées en cymes bipares. Elles sont entièrement pentamérisées et pentacycliques.
5 S + 5 P + (5 + 5) E + 5 C
Les points suivants sont à souligner :
— Le calice et la corolle sont nettement différenciés, l’ensemble attire les
insectes : la pollinisation est entomophile.
— Le calice peut être de deux types, dialysépale chez les espèces les moins
évoluées, gamosépale chez les caryophyllacées les plus récentes.
— La corolle est dialypétale. Les deux types de calices commandent le type
de corolle : dans le premier cas, les pétales sont normalement constitués; dans
le second, où les sépales sont soudés en un tube, les pétales différencient une
partie allongée ou onglet et seule la partie étalée ou limbe dépasse le calice
(fig. 130).
À la jonction du limbe et de l’onglet de petites languettes forment souvent
(Silène) une saillie ligulaire; le limbe est fréquemment divisé en deux parties,
si bien que de nombreuses fleurs de Caryophyllacées semblent avoir non pas
cinq pétales, mais dix; la forme tubulée du calice entraîne généralement
l’allongement de l’axe floral entre le calice et la corolle.
Les pétales acquièrent le plus souvent une préfloraison de type imbriquée
simple ou tordue (fig. 39-b et c).
— L’androcée est obdiplostémone (fig. 84). Les grains de pollen sont devenus
secondairement multiaperturés.
— Le nombre des carpelles peut tomber à 4, 3 ou 2. Les styles restent libres,
ce qui atteste une soudure incomplète des carpelles : un simple examen
externe permet de savoir leur nombre. Ce caractère est très utilisé dans les
flores : ainsi, les (Œillets ont deux styles, donc deux carpelles; les Silènes ont
trois styles, donc trois carpelles; le Compagnon blanc à cinq styles, donc cinq
carpelles…
L’ovaire est normalement uniloculaire et les ovules sont insérés sur une
colonne axiale partant du bas de l’ovaire. De fait, l’ovaire ainsi constitué
