198 Préastéridées
Le fruit
Le fruit est souvent un akène entouré par les tépales persistants (chez
l’Epinard, les bractées forment une cupule coriace épineuse) qui aide à sa
dissémination.
Chez la Betterave et chez les Amaranthes c’est une pyxide, c’est-à-dire un fruit
sec s’ouvrant par un petit couvercle (du grec puxis, petite boîte à onguent).
La graine présente un périsperme important, entouré par l’embryon courbe
(fig. 129-5)
Plantes principales
Les Chénopodes sont des espèces très communes qui vivent sur les décombres. Le Chénopode anthelmintique est vermifuge et le Quinoa des Andes
présente des akènes à tépales charnus, alimentaires.
Les Epinards, espèces dioïques, originaires de Perse et rapportés en Europe
lors des Croisades, doivent leur nom aux épines des stipules.
La Betterave croît à l’état sauvage sur les rivages de l’Atlantique et de la
Méditerranée. En culture, c’est une plante bisannuelle récoltée en fin de
première année. Parmi ses variétés cultivées on compte la Betterave à sucre et
la Betterave fourragère.
Les Amaranthes sont des herbes thermophiles aux feuilles non charnues.
Beaucoup envahissent les cultures des régions chaudes et les champs de maïs,
car elles résistent aux mêmes herbicides que celui-ci. Leur point commun est
une photosynthèse en C4.
*
Les Phytolaccacées (500 espèces) sont des parents tropicaux plus ou moins ligneux.
Les Nyctaginacées (300 espèces) comprennent les Bougainvillées et les Belles de nuit à
tépales pétaloïdes soudés en tube, connues dans les premières expériences sur le
monohybridisme.
Les Portulacacées (Pourpiers), cosmopolites (500 espèces), sont plus ou moins
succulentes.
Par sur-évolution, l’inflorescence peut mimer une fleur : chez les Bougainvillées, les
trois bractées vivement colorées d’une cyme triflore réduite à la fleur centrale simulent
un calice vivement coloré (les tépales blancs pétaloïdes de la fleur centrale jouent le
rôle d’une corolle); chez les Pourpiers, on observe une sépalisation analogue à celle
décrite pour les Anémones (fig. 87)…
Les Cactacées (2 000 espèces dont le Cactus cierge, le Figuier de Barbarie, le Peyotl à
propriétés hallucinogènes) à feuilles atrophiées ou transformées en épines, sont caractéristiques des régions désertiques d’Amérique.
Les Aizoacées (2 300 espèces surtout sud-africaines dont les Ficoïdes), sont également
des plantes succulentes adaptées à la sécheresse avec un métabolisme du carbone type
CAM (cf. Biochimie végétale, p. 148). Tépales pétaloïdes et étamines sont insérés en
hélice chez les Cactacées, cyclisés chez les Aizoacées. L’ovaire est généralement
devenu infère par soudure avec le réceptacle qui s’est creusé en coupe.
La présence de bétalaïnes permet également de classer les Didiéréacées (11 espèces),
très curieuse famille à port cactiforme endémique de Madagascar, parmi les
Caryophyllales.
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