196 Préastéridées
La graine a un périsperme riche en amidon. Il est facile de se le rappeler, en
songeant au Sarrasin ou Blé noir, qui au Moyen Âge, dans les terres pauvres et
siliceuses comme celles de Bretagne, assurait le principal de la nourriture des
paysans.
Principales espèces
— Les Rhubarbes sont utilisées en pharmacie comme laxatif; les feuilles de
Sarrasin sont une source de rutoside.
— Les Oseilles : la grande Oseille est l’ancêtre de l’Oseille des jardins, la
petite Oseille envahit les champs dont le sol s’acidifie.
— La Renouée du Japon est une plante invasive.
AMARANTHACÉES
1
(CARYOPHYLLALES)
Caractères généraux
Les Amaranthacées, avec 2 400 espèces répandues surtout dans les zones
chaudes et sèches, ont une préférence marquée pour les terrains riches en
chlorures ou en nitrates (plantes halophiles ou nitrophiles). C’est ainsi
qu’elles poussent en abondance sur les rivages maritimes ou les zones saumâtres, comme la Betterave sauvage (fig. 129), ou sur les décombres, comme les
Chénopodes et les Amaranthes. De nombreuses espèces croissent également
dans les steppes et les déserts.
Ce sont donc des plantes adaptées à la chaleur et à la sécheresse, que celle-ci
soit due au climat (zones désertiques) ou qu’elle résulte de la salinité du sol
(rivages marins) : en effet, dans ce dernier cas la richesse du sol en sels minéraux fait que la pression osmotique des terrains est très élevée. La plante est
obligée de se créer un milieu interne dont la pression osmotique sera supérieure à celle du sol, d’où la richesse de ces plantes en ions alcalins (sodium,
potassium). Autrefois la soude était extraite de certaines espèces maritimes
d’Amaranthacées, telles les « Soudes » (Suaeda).
Les Amaranthacées, pour leur part, s’adaptent à ces conditions :
— par l’éventuel épaississement et la succulence de leur tige (ex. : les Salicornes ou Cornes salées);
— par l’état plus au moins charnu de leur feuille (ex. : les Soudes), ou, au
contraire, par la réduction extrême de leur appareil foliaire (ex. : Salicornes)
— par la formation de poils vésiculeux en forme d’outre, formant une poussière farineuse blanche qui recouvre l’épiderme foliaire d’un grand nombre de
d’espèces des régions sèches, ce qui leur permet de réfléchir le rayonnement
solaire excessif.
1. Du genre Amaranthus, dont les fleurs ne se flétrissent pas (de a, privatif et du grec marainein, se
flétrir). Les Chénopodiacées des ouvrages anciens sont maintenant incluses dans les Amaranthacées.
La graine a un périsperme riche en amidon. Il est facile de se le rappeler, en
songeant au Sarrasin ou Blé noir, qui au Moyen Âge, dans les terres pauvres et
siliceuses comme celles de Bretagne, assurait le principal de la nourriture des
paysans.
Principales espèces
— Les Rhubarbes sont utilisées en pharmacie comme laxatif; les feuilles de
Sarrasin sont une source de rutoside.
— Les Oseilles : la grande Oseille est l’ancêtre de l’Oseille des jardins, la
petite Oseille envahit les champs dont le sol s’acidifie.
— La Renouée du Japon est une plante invasive.
AMARANTHACÉES
1
(CARYOPHYLLALES)
Caractères généraux
Les Amaranthacées, avec 2 400 espèces répandues surtout dans les zones
chaudes et sèches, ont une préférence marquée pour les terrains riches en
chlorures ou en nitrates (plantes halophiles ou nitrophiles). C’est ainsi
qu’elles poussent en abondance sur les rivages maritimes ou les zones saumâtres, comme la Betterave sauvage (fig. 129), ou sur les décombres, comme les
Chénopodes et les Amaranthes. De nombreuses espèces croissent également
dans les steppes et les déserts.
Ce sont donc des plantes adaptées à la chaleur et à la sécheresse, que celle-ci
soit due au climat (zones désertiques) ou qu’elle résulte de la salinité du sol
(rivages marins) : en effet, dans ce dernier cas la richesse du sol en sels minéraux fait que la pression osmotique des terrains est très élevée. La plante est
obligée de se créer un milieu interne dont la pression osmotique sera supérieure à celle du sol, d’où la richesse de ces plantes en ions alcalins (sodium,
potassium). Autrefois la soude était extraite de certaines espèces maritimes
d’Amaranthacées, telles les « Soudes » (Suaeda).
Les Amaranthacées, pour leur part, s’adaptent à ces conditions :
— par l’éventuel épaississement et la succulence de leur tige (ex. : les Salicornes ou Cornes salées);
— par l’état plus au moins charnu de leur feuille (ex. : les Soudes), ou, au
contraire, par la réduction extrême de leur appareil foliaire (ex. : Salicornes)
— par la formation de poils vésiculeux en forme d’outre, formant une poussière farineuse blanche qui recouvre l’épiderme foliaire d’un grand nombre de
d’espèces des régions sèches, ce qui leur permet de réfléchir le rayonnement
solaire excessif.
1. Du genre Amaranthus, dont les fleurs ne se flétrissent pas (de a, privatif et du grec marainein, se
flétrir). Les Chénopodiacées des ouvrages anciens sont maintenant incluses dans les Amaranthacées.
