Polygonacées 195
Les Rhubarbes et les Oseilles sont de type 3; le Sarrasin et les Renouées de
type 5.
2. L’androcée comprend deux verticilles de trois étamines, mais présente de
nombreuses variations dues soit à des avortements, soit à des dédoublements.
C’est ainsi que le verticille interne avorte souvent et que le verticille externe
est très généralement formé d’étamines dédoublées, soit de 3 × 2 =
6 étamines.
Lorsqu’il y a pentamérisation du périanthe, seules deux des trois étamines se
dédoublent : il y a donc cinq étamines. Mais le verticille interne, s’il est
présent, reste toujours à trois étamines, ce qui donne, chez le Sarrasin, par
exemple, le curieux nombre de huit étamines en tout.
On a ainsi, dans une même fleur, des cycles pentamères et trimères : on assiste
de façon particulièrement nette aux mécanismes de l’évolution.
3. Le gynécée est formé de trois carpelles « ouverts » (parfois réduits à deux)
unis en un ovaire uniloculaire trigone, c’est-à-dire à trois angles.
La cavité ovarienne ainsi formée ne renferme qu’un seul ovule situé à sa base.
Les trois stigmates sont libres et présentent souvent des formes variées,
témoins de leur adaptation anémophile (ex. : Oseille).
Le fruit
Le fruit est un akène trigone dont les angles sont souvent ailés (ex. :
Rhubarbe) : de plus, les sépales internes sont souvent persistants et entourent
le fruit (ex. : Oseille)
Rhubarbe
Sarrasin
1
4
2
5
3
Fig. 128. L’évolution chez les Polygonacées. Les fleurs primitives ne comportent que
des verticilles trimères (Rhubarbe). Chez les espèces évoluées (Sarrasin), les verticilles externes sont pentamères et les deux verticilles du périanthe n’en forment
plus qu’un (les hachures représentent la soudure de deux pièces en une pièce
unique; sont réunies par des pointillés les pièces provenant du dédoublement
d’une même pièce).
Précédent

- 205/295

Suivant