Polygonacées 193
le cas des Caryophyllacées (cf. ci-dessous), famille récente et la plus évoluée
des Caryophyllales.
À l’inverse la présence de bétalaïnes n’est pas un handicap pour les
nombreuses Caryophyllales adaptées à vivre sur des terrains plus ou moins
riches en nitrates (rudérales, plantes des bords de mer…)
Aux Caryophyllales à embryon courbe et bétalaïnes sont classiquement rattachées les Polygonacées et les Plombaginacées (ces deux dernières familles à
embryon droit et à anthocyanes); la systématique moléculaire y ajoute les
Droséracées et les Népenthacées, plantes carnivores, les Tamaricacées et les
Dilléniacées.
POLYGONACÉES
1
(CARYOPHYLLALES)
Généralités
Les Polygonacées – riches d’environ 750 espèces – habitent surtout les
régions tempérées de l’hémisphère Nord.
On les rencontre essentiellement dans les prairies fraîches, les friches.
C’est la famille de la Rhubarbe, de l’Oseille, du Sarrasin (fig. 127), des Polygonum (appelés vulgairement « Renouées » : la tige est généralement noueuse
à l’aisselle des feuilles).
Les Polygonacées se reconnaissent facilement grâce à une formation qui leur
est propre : l’ochréa. C’est un manchon membraneux d’origine stipulaire
entourant la tige au-dessus de l’insertion du pétiole.
Les Polygonacées, famille encore peu évoluée, présentent, à côté de fleurs à
cycles tous trimères, des fleurs partiellement pentamérisées : un des intérêts de
cette famille est de nous montrer le passage de la trimérie à la pentamérie.
Appareil végétatif
Dans les régions tempérées, ce sont des plantes herbacées à feuilles isolées,
simples et typiques par leur ochréa. Les espèces ligneuses (Raisinier) sont
tropicales.
Appareil reproducteur
La fleur
Les inflorescences sont des cymes plus ou moins condensées et réunies en
grappes ou en épis. La fleur comprend deux verticilles de tépales; elle est
théoriquement trimère :
(3 + 3) T + (3 + 3) E + 3 C
1. Du genre Polygonum, dont les tiges sont noueuses (du grec polus, nombreux et gonu, genou).
le cas des Caryophyllacées (cf. ci-dessous), famille récente et la plus évoluée
des Caryophyllales.
À l’inverse la présence de bétalaïnes n’est pas un handicap pour les
nombreuses Caryophyllales adaptées à vivre sur des terrains plus ou moins
riches en nitrates (rudérales, plantes des bords de mer…)
Aux Caryophyllales à embryon courbe et bétalaïnes sont classiquement rattachées les Polygonacées et les Plombaginacées (ces deux dernières familles à
embryon droit et à anthocyanes); la systématique moléculaire y ajoute les
Droséracées et les Népenthacées, plantes carnivores, les Tamaricacées et les
Dilléniacées.
POLYGONACÉES
1
(CARYOPHYLLALES)
Généralités
Les Polygonacées – riches d’environ 750 espèces – habitent surtout les
régions tempérées de l’hémisphère Nord.
On les rencontre essentiellement dans les prairies fraîches, les friches.
C’est la famille de la Rhubarbe, de l’Oseille, du Sarrasin (fig. 127), des Polygonum (appelés vulgairement « Renouées » : la tige est généralement noueuse
à l’aisselle des feuilles).
Les Polygonacées se reconnaissent facilement grâce à une formation qui leur
est propre : l’ochréa. C’est un manchon membraneux d’origine stipulaire
entourant la tige au-dessus de l’insertion du pétiole.
Les Polygonacées, famille encore peu évoluée, présentent, à côté de fleurs à
cycles tous trimères, des fleurs partiellement pentamérisées : un des intérêts de
cette famille est de nous montrer le passage de la trimérie à la pentamérie.
Appareil végétatif
Dans les régions tempérées, ce sont des plantes herbacées à feuilles isolées,
simples et typiques par leur ochréa. Les espèces ligneuses (Raisinier) sont
tropicales.
Appareil reproducteur
La fleur
Les inflorescences sont des cymes plus ou moins condensées et réunies en
grappes ou en épis. La fleur comprend deux verticilles de tépales; elle est
théoriquement trimère :
(3 + 3) T + (3 + 3) E + 3 C
1. Du genre Polygonum, dont les tiges sont noueuses (du grec polus, nombreux et gonu, genou).
