156 Eurosidées I
Chez les Faboïdées, l’étendard est très grand et il recouvre les pétales latéraux
ou ailes, qui à leur tour recouvrent les pétales de la carène.
Nous limiterons notre étude aux Faboïdées, seule sous-famille dont les représentants sont nombreux dans nos régions.
Les Faboïdées, avec 10 000 espèces représentent d’ailleurs la plus grande
partie des « Légumineuses ».
On y trouve des arbres, la plupart exotiques, voire des lianes, mais surtout de
nombreuses espèces herbacées vivaces ou annuelles. Le Pois cultivé (fig. 105)
en est un bon exemple. Certaines Faboïdées sont cosmopolites; comme le
Lotier corniculé; d’autres couvrent à elles seules de vastes étendues : landes à
Ajoncs, steppes à Astragales…
C’est une famille exceptionnellement homogène, très reconnaissable à
l’aspect de ses feuilles alternes, stipulées et composées pennées, à celui de ses
fleurs, à corolles dites « en papillon » et par ses fruits ou gousses.
Appareil végétatif
Nous insisterons sur deux points : la particularité biologique des racines et
l’évolution foliaire.
1. Les racines présentent des renflements ou nodosités. Ce sont des radicelles
déformées à la suite d’une infestation par des bactéries, les Rhizobium, dont il
existe plusieurs variétés ou espèces suivant la Fabacée atteinte. Il s’établit une
symbiose entre cette dernière et la bactérie
1 .
1. Les nodosités, présentes chez 90 % des espèces de Faboïdées, le sont également chez les Mimosoïdées (même pourcentage) et les Césalpinioïdées (1/3 des espèces), ce qui est une preuve
supplémentaire de l’unicité des Fabales. L’enrichissement du sol en azote par les Trèfles, Luzernes…
était déjà connu des Romains qui avaient mis au point la technique de rotation des cultures.
vx
vx
a
a
a
a
c
c
Faboïdées
Césalpiniacées
Fig. 104. Préfloraison descendante des Faboïdées et ascendante des Caesalpinioïdées (vx, étendard ou vexillum; a, ailes; c, carène).
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