Fabacées 155
FABACÉES (FABALES)
Généralités
Les Fabacées ou Légumineuses, avec 17 000 espèces répandues dans le
monde entier, sont après les Astéracées la seconde « famille » des Eudicots.
Les formes arborescentes prédominent dans les pays chauds; les formes
herbacées dans les régions tempérées.
Seul un carpelle persiste : il est à l’origine d’une gousse appelée « légume »
par les premiers botanistes.
L’évolution des Fabacées se traduit par :
— la réduction du nombre des étamines,
— et surtout la création d’une fleur zygomorphe.
Ces tendances évolutives, plus ou moins synchrones, conduisent à de très
nombreux types floraux, des plus archaïques aux plus évolués.
Les Fabacées peuvent être subdivisées en quatre sous-familles :
— les Bauhinioïdées comprenant les arbres à orchidées (Bauhinia) et les
arbres de Judée
1 (Cercis);
— les Césalpinioïdées et les Mimosoïdées qui comprennent surtout des arbres
des pays chauds : Mimosa
2 , Acacia, Cassia
3 ;
— Les Faboïdées (du genre Faba, Fève), autrefois appelées Papilionacées, en
raison de la forme de la corolle en « papillon », voir plus bas comprennent de
nombreux représentants de nos régions : les Trèfles, les Pois, les Haricots…
Les Mimosoïdées encore proches des Rosacées primitives, ont un périanthe
régulier et réduit mais des étamines généralement très nombreuses.
Chez les Césalpinioïdées et les Faboïdées, le nombre des étamines se réduit en
général à 10. Ce nombre, encore sujet à variations chez les Césalpinioïdées, est
constant chez les Faboïdées et surtout la fleur acquiert une corolle zygomorphe.
On distingue alors :
— un pétale supérieur, appelé étendard (ou vexillum);
— deux pétales latéraux, les ailes :
— deux pétales inférieurs, plus ou moins appliqués l’un contre l’autre et qui
forment la carène.
Mais cette zygomorphie n’est pas réalisée de la même façon chez les deux
familles (fig. 104).
Chez les Césalpinioïdées, l’étendard est assez discret recouvert par les pétales
latéraux eux-mêmes recouverts par les pétales de la carène.
1. L’arbre de Judée, très décoratif, est cultivé dans les parcs.
2. Le Mimosa « des fleuristes » appartient en fait au genre Acacia (Mimosoïdées), dont, en outre,
certaines espèces ont un intéret pharmaceutique, par exemple l’Acacia verek, qui fournit la
gomme arabique.
3. Diverses espèces de Cassia, autres représentants des Césalpinioïdées, fournissent une drogue
laxative, le Séné. Les Flamboyants (Delonix regia) sont la parure des tropiques.
FABACÉES (FABALES)
Généralités
Les Fabacées ou Légumineuses, avec 17 000 espèces répandues dans le
monde entier, sont après les Astéracées la seconde « famille » des Eudicots.
Les formes arborescentes prédominent dans les pays chauds; les formes
herbacées dans les régions tempérées.
Seul un carpelle persiste : il est à l’origine d’une gousse appelée « légume »
par les premiers botanistes.
L’évolution des Fabacées se traduit par :
— la réduction du nombre des étamines,
— et surtout la création d’une fleur zygomorphe.
Ces tendances évolutives, plus ou moins synchrones, conduisent à de très
nombreux types floraux, des plus archaïques aux plus évolués.
Les Fabacées peuvent être subdivisées en quatre sous-familles :
— les Bauhinioïdées comprenant les arbres à orchidées (Bauhinia) et les
arbres de Judée
1 (Cercis);
— les Césalpinioïdées et les Mimosoïdées qui comprennent surtout des arbres
des pays chauds : Mimosa
2 , Acacia, Cassia
3 ;
— Les Faboïdées (du genre Faba, Fève), autrefois appelées Papilionacées, en
raison de la forme de la corolle en « papillon », voir plus bas comprennent de
nombreux représentants de nos régions : les Trèfles, les Pois, les Haricots…
Les Mimosoïdées encore proches des Rosacées primitives, ont un périanthe
régulier et réduit mais des étamines généralement très nombreuses.
Chez les Césalpinioïdées et les Faboïdées, le nombre des étamines se réduit en
général à 10. Ce nombre, encore sujet à variations chez les Césalpinioïdées, est
constant chez les Faboïdées et surtout la fleur acquiert une corolle zygomorphe.
On distingue alors :
— un pétale supérieur, appelé étendard (ou vexillum);
— deux pétales latéraux, les ailes :
— deux pétales inférieurs, plus ou moins appliqués l’un contre l’autre et qui
forment la carène.
Mais cette zygomorphie n’est pas réalisée de la même façon chez les deux
familles (fig. 104).
Chez les Césalpinioïdées, l’étendard est assez discret recouvert par les pétales
latéraux eux-mêmes recouverts par les pétales de la carène.
1. L’arbre de Judée, très décoratif, est cultivé dans les parcs.
2. Le Mimosa « des fleuristes » appartient en fait au genre Acacia (Mimosoïdées), dont, en outre,
certaines espèces ont un intéret pharmaceutique, par exemple l’Acacia verek, qui fournit la
gomme arabique.
3. Diverses espèces de Cassia, autres représentants des Césalpinioïdées, fournissent une drogue
laxative, le Séné. Les Flamboyants (Delonix regia) sont la parure des tropiques.
