148 Eurosidées I
— Les 5 étamines ont leurs anthères appliquées contre le style; les deux inférieures portent un appendice nectarifère, qui se loge dans l’éperon du pétale
inférieur, qui joue ainsi le rôle de collecteur de nectar.
— Les 3 carpelles « ouverts », à stigmates soudés globuleux, donnent un fruit
capsulaire s’ouvrant par trois fentes dorsales
— La graine est dispersée par les fourmis (cf. p. 77)
La floraison et la fructification des Violettes dépendent des longueurs relatives
du jour et de la nuit. Au printemps où les jours sont courts, apparaissent les
fleurs bleu-violet décrites ci-dessus; elles sont stériles et avortent. Quand les
jours deviennent longs, ces fleurs sont remplacées par d’autres, petites, qui
restent enterrées et ne s’épanouissent pas : on les appelle fleurs cléistogames
(du grec kleistos, fermé). Les étamines étant appliquées contre le stigmate,
l’autopollinisation est très facile : ces fleurs sont fertiles et donnent les
graines.
On distingue deux groupes dans les Violettes : les Violettes proprement dites,
comme la Violette odorante; les Pensées où les quatre pétales latéraux sont
redressés. On les cultive fréquemment dans les jardins.
*
Les Salicacées (2 800 espèces) largement répandues, comprennent notamment les
Saules et les Peupliers des régions froides (1600 espèces), à fleurs apétales disposées en
« chatons » unisexués. Ces derniers, encore dressés et pourvus de nectaires chez les
Saules, sont pollinisés par les insectes ; pendants chez les Peupliers, leur pollinisation
est anémophile. D’autres genres de Salicacées des régions chaudes, autrefois regroupés
dans une famille à part, font le lien avec les Violacées. Tels les Chaulmoogra (Hydnocarpus) aux graines riches en une huile à propriétés antilépreuses.
pt
pt
pt
s
ep
gl
1
2
3
Fig. 99. Violette odorante. 1, port de la plante; 2, coupe de la fleur; 3, capsule déhiscente (pt, pétale; s, sépale; ep, éperon; gl, glande nectarifère).
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