Papavéracées 139
Chez le Pavot (8 à 10 carpelles), les placentas importants portent de très
nombreux ovules
1 ; chez la Chélidoine, où il n’y a plus que deux carpelles, les
placentas, réduits, portent de chaque côté, deux rangées d’ovules. Les Fumeterres, à deux carpelles également, n’ont plus qu’un seul ovule.
Le fruit
Le fruit est sec, capsulaire (fig. 92). L’ouverture se fait par des valves de
chaque côté des placentas : la déhiscence est paraplacentaire (fig. 42 et fig. 92).
— Chez les Pavots et les Coquelicots, les fentes qui devraient limiter les
valves ne se forment qu’en haut du fruit (capsule poricide).
— Chez le Pavot à opium, ces valves ne se forment plus; la capsule devenue
indéhiscente est dite « aveugle ».
— Chez la Chélidoine, les fentes intéressent toute la longueur du fruit et
isolent un cadre placentaire portant les graines; un tel fruit, provenant de deux
carpelles, est appelé silique.
— Chez les Fumeterres, le fruit, à une seule graine, ne s’ouvre plus : c’est un
akène.
1. Ces placentas paraissent insérés au niveau des nervures dorsales des n carpelles, ce qui est en
désaccord avec la placentation pariétale. En fait l’ovaire des Papavéracées est formé de 2n
carpelles : n carpelles d’allure normale (Ies seuls extérieurement visibles) mais stériles (sans
placentas) alternent avec n carpelles fertiles (portant les placentas très étroits, réduits pratiquement à leur nervure dorsale. Les n stigmates proviennent tantôt des carpelles fertiles, tantôt des
carpelles stériles ce qui explique qu’ils soient superposés aux placentas (Pavot) ou en alternance
(Chélidoine).
Pore
Coquelicot
Chélidoine
Cadre
placentaire
Fig. 92. La déhiscence des fruits de Papavéracées. À gauche, capsule s’ouvrant par
des pores; à droite, silique. Un schéma d’une coupe transversale de ce dernier
fruit permet de préciser la position des fentes de déhiscence.
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