126 Eudicots
PERTINENCE DES CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Les Eudicots sont l’ensemble le plus nombreux (environ 170 000 espèces,
350 à 400 familles) et le plus diversifié des Plantes à ovaires. C’est on s’en
doute, le plus difficile à décrire. Mises à part les Nymphéales, les Monocots et
quelques Pipéracées, les Angiospermes herbacées sont toutes des Eudicots.
Certaines familles sont entièrement herbacées (Caryophyllacées, Primulacées), d’autres uniquement ligneuses (Bétulacées, Fagacées) enfin plusieurs
sont mixtes (Rosacées, Fabacées etc…).
La systématique moléculaire montre que des caractères partagés en commun
et utilisés pour réunir les espèces d’un ensemble ne sont souvent que des
convergences (= homoplasie ou analogie). De même que l’appareil végétatif
reflète plus l’adaptation au milieu que le génome (présence de la succulence
chez des familles aussi éloignées que les Crassulacées, les Euphorbiacées, les
Apocynacées, les Astéracées), l’appareil reproducteur apparaît également des
Diplostémonie
Obdiplostémonie
Post-obdiplostémonie
Isostémonie
Fig. 84. De l’obdiplostémonie à la post-obdiplostémonie. Les raisons de l’obdiplostémonie ne sont pas parfaitement comprises. On remarquera que certaines fleurs
primitives possèdent des verticilles supplémentaires de pétales. Par exemple des
plantes tropicales comme le Sapotillier (Sapotacées) ont un verticille de pétalules entre pétales et étamines : l’avortement des pétalules conduit à
l’obdiplostémonie. Cette dernière s’observe dans des clades présentant la survivance de caractères primitifs : Caryophyllales, Saxifragales, Géraniales,
Malpighiales, Éricales; on la trouve encore chez les Sapindales.
PERTINENCE DES CARACTÈRES MORPHOLOGIQUES
Les Eudicots sont l’ensemble le plus nombreux (environ 170 000 espèces,
350 à 400 familles) et le plus diversifié des Plantes à ovaires. C’est on s’en
doute, le plus difficile à décrire. Mises à part les Nymphéales, les Monocots et
quelques Pipéracées, les Angiospermes herbacées sont toutes des Eudicots.
Certaines familles sont entièrement herbacées (Caryophyllacées, Primulacées), d’autres uniquement ligneuses (Bétulacées, Fagacées) enfin plusieurs
sont mixtes (Rosacées, Fabacées etc…).
La systématique moléculaire montre que des caractères partagés en commun
et utilisés pour réunir les espèces d’un ensemble ne sont souvent que des
convergences (= homoplasie ou analogie). De même que l’appareil végétatif
reflète plus l’adaptation au milieu que le génome (présence de la succulence
chez des familles aussi éloignées que les Crassulacées, les Euphorbiacées, les
Apocynacées, les Astéracées), l’appareil reproducteur apparaît également des
Diplostémonie
Obdiplostémonie
Post-obdiplostémonie
Isostémonie
Fig. 84. De l’obdiplostémonie à la post-obdiplostémonie. Les raisons de l’obdiplostémonie ne sont pas parfaitement comprises. On remarquera que certaines fleurs
primitives possèdent des verticilles supplémentaires de pétales. Par exemple des
plantes tropicales comme le Sapotillier (Sapotacées) ont un verticille de pétalules entre pétales et étamines : l’avortement des pétalules conduit à
l’obdiplostémonie. Cette dernière s’observe dans des clades présentant la survivance de caractères primitifs : Caryophyllales, Saxifragales, Géraniales,
Malpighiales, Éricales; on la trouve encore chez les Sapindales.
