122 Magnoliidées
Toutefois chez les espèces évoluées, l’hélice se rompt en verticilles, ce qui
stabilise le nombre des pièces situées sur chaque verticille et entraîne au
niveau des carpelles, leur soudure en un ovaire syncarpé; parallèlement, le
réceptacle floral s’aplatit.
La cyclisation de la fleur se fait alors sur un mode trimère et avec un grand
nombre de verticilles. Par exemple, 7 chez le Cannelier : 3 T + 3 T + 3 E + 3 E
+ 3 E + 3 E +1 C.
Le cloisonnement du pollen est généralement de type successif (cf. fig. 79, à
gauche) et les grains de pollen sont monoaperturés.
Les Chloranthacées (65 espèces tropicales herbacées ou ligneuses) sont à la
« racine » des Magnoliidées. Elles s’en distinguent par leurs feuilles opposées
et leurs fleurs très réduites.
Les Magnoliidées réunissent des arbres et arbustes, ainsi que des herbes des
régions chaudes.
Les Canellales, Magnoliales et Laurales sont des ligneux. Un appareil sécréteur de dérivés aromatiques et terpéniques, toxiques pour les herbivores est
fréquent dans cet ensemble riche en aromates ou en espèces odorantes.
Citons :
— le Boldo (Monimiacées, 450 espèces) originaire du Chili, à propriétés
cholagogues;
1
2
T
Thalamus
E
C
E
C
S
Fig. 82. Coupes de la fleur de Magnolia (1) et de Cycadeoidea dacotensis (2), Gymnosperme archaïque fossile (Bennettitales), dont les organes sexuels sont disposés en
une « fleur primitive » préfigurant celle des Magnoliales. – C, carpelles; E,
étamines; T, tépales. La fleur de C. dacotensis est de grande taille (12 cm) : les
sépales ont gardé la forme des feuilles pennées caractéristiques des Cycas; les
étamines sont portées par une douzaine de feuilles à allure de fronde comme
chez les Fougères; les ovules sont enchâssés dans des écailles ovulifères disposées
en forme de cône et communiquent avec l’extérieur par un simple pore.
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