Poacées 115
— Chez les Bambous, le Riz, il y a deux verticilles d’étamines, donc bien
(3+3) E.
— Les deux glumellules représentent le verticille interne du périanthe. De
plus toujours chez les Bambous qui sont des Poacées primitives, on trouve
trois glumellules.
— Le verticille externe du périanthe est représenté par les glumelles primitivement au nombre de trois. La glumelle inférieure est demeurée isolée, tandis
que les deux autres glumelles se sont soudées pour donner la glumelle supérieure, qui effectivement possède deux nervures. L’étude des homologues des
gènes MADS de l’Arabette confirme cette interprétation (cf. p. 65).
Le fruit et la graine
Le fruit des Poacées est typique : c’est un caryopse, c’est-à-dire un akène dont
l’enveloppe est intimement soudée au tégument de la graine
1 .
La graine contient un albumen amylacé très abondant (broyé, il donne la
farine) et limité extérieurement par une assise à gluten (de nature protéique).
L’embryon (fig. 77) est situé sur le côté et non au centre de la graine, comme il
l’est en général; il est dit « extraire ».
On y retrouve les parties fondamentales de l’embryon des Monocots mais ici
très modifiées :
— Le point végétatif est un véritable bourgeon contenant plusieurs feuilles.
La première feuille forme un étui pratiquement clos, ouvert au sommet par
une petite fente, c’est le coléoptile, bien connu des physiologistes et à
l’origine de la découverte des sustances de croissance du groupe de l’auxine.
La deuxième, la troisième et la quatrième sont normales et réduites à l’état
d’ébauches dans le bourgeon.
1. Les glumelles adhèrent parfois également au péricarpe (ex. : Orge, Riz). On dit que les « grains
sont vêtus ».
cp
scut
pvt
ep
al
co
cr
Fig. 77. Embryon des Poacées : cp, coléoptile; scut,
scutellum; pvt, point végétatif; ep, épiblaste
dépendance ventrale du scutellum; co, coiffe; cr,
coléorhize; al, albumen; ag, assise à gluten.
— Chez les Bambous, le Riz, il y a deux verticilles d’étamines, donc bien
(3+3) E.
— Les deux glumellules représentent le verticille interne du périanthe. De
plus toujours chez les Bambous qui sont des Poacées primitives, on trouve
trois glumellules.
— Le verticille externe du périanthe est représenté par les glumelles primitivement au nombre de trois. La glumelle inférieure est demeurée isolée, tandis
que les deux autres glumelles se sont soudées pour donner la glumelle supérieure, qui effectivement possède deux nervures. L’étude des homologues des
gènes MADS de l’Arabette confirme cette interprétation (cf. p. 65).
Le fruit et la graine
Le fruit des Poacées est typique : c’est un caryopse, c’est-à-dire un akène dont
l’enveloppe est intimement soudée au tégument de la graine
1 .
La graine contient un albumen amylacé très abondant (broyé, il donne la
farine) et limité extérieurement par une assise à gluten (de nature protéique).
L’embryon (fig. 77) est situé sur le côté et non au centre de la graine, comme il
l’est en général; il est dit « extraire ».
On y retrouve les parties fondamentales de l’embryon des Monocots mais ici
très modifiées :
— Le point végétatif est un véritable bourgeon contenant plusieurs feuilles.
La première feuille forme un étui pratiquement clos, ouvert au sommet par
une petite fente, c’est le coléoptile, bien connu des physiologistes et à
l’origine de la découverte des sustances de croissance du groupe de l’auxine.
La deuxième, la troisième et la quatrième sont normales et réduites à l’état
d’ébauches dans le bourgeon.
1. Les glumelles adhèrent parfois également au péricarpe (ex. : Orge, Riz). On dit que les « grains
sont vêtus ».
cp
scut
pvt
ep
al
co
cr
Fig. 77. Embryon des Poacées : cp, coléoptile; scut,
scutellum; pvt, point végétatif; ep, épiblaste
dépendance ventrale du scutellum; co, coiffe; cr,
coléorhize; al, albumen; ag, assise à gluten.
