114 Commélinidées
— une glumelle interne dite supérieure. Elle ne possède pas de nervure
médiane, mais deux nervures latérales, qui lui confèrent une forme bicarénée.
Plus réduite que la glumelle inférieure, elle tend à avorter.
Viennent ensuite :
— deux petites pièces, les glumellules, qui en se gonflant, lors de l’épanouissement de la fleur, contribuent à écarter les glumelles, ce qui permet la sortie
des anthères et des stigmates;
— un verticille de trois étamines dont les filets s’allongent fortement quand le
pollen approche de la maturité. Les filets passent ainsi entre les deux
glumelles et font pendre à l’extérieur de l’épillet, les anthères qui sont médifixes
1 . La position des anthères et le fait qu’elles oscillent aisément à
l’extrémité du filet facilitent l’entraînement du pollen par les courants atmosphériques. La pollinisation, anémophile, se prête parfaitement à la fécondation
d’individus dont les espèces couvrent de vastes étendues (prairies, steppes…);
l’abondance du pollen des graminées est à l’origine d’allergies de type
« rhume des foins », fréquentes en juin, au moment de la floraison et de la
fauche de nombreuses prairies;
— un ovaire uniloculaire, surmonté de deux stigmates plumeux qui retiennent
aisément les grains de pollen, ne renfermant qu’un seul ovule.
La fleur ainsi décrite est bien singulière : elle porte la marque d’une spécialisation poussée (notamment due à l’anémogamie). On peut cependant la
ramener au type classique des Monocots :
(3+3) T + (3+3)E + 3C
En effet :
— La structure anatomique de l’ovaire uniloculaire montre que 3C le constituent (cela se décèle par le nombre des faisceaux cribro-vasculaires),
d’ailleurs les Bambous ont trois stigmates.
1. Le filet de l’étamine s’insère dans ce cas sur le dos de l’anthère, en son milieu.
Fig. 76. Inflorescences de Poacées. À
gauche « épi » (épi d’épillets) de Blé;
à droite panicule d’Avoine.
— une glumelle interne dite supérieure. Elle ne possède pas de nervure
médiane, mais deux nervures latérales, qui lui confèrent une forme bicarénée.
Plus réduite que la glumelle inférieure, elle tend à avorter.
Viennent ensuite :
— deux petites pièces, les glumellules, qui en se gonflant, lors de l’épanouissement de la fleur, contribuent à écarter les glumelles, ce qui permet la sortie
des anthères et des stigmates;
— un verticille de trois étamines dont les filets s’allongent fortement quand le
pollen approche de la maturité. Les filets passent ainsi entre les deux
glumelles et font pendre à l’extérieur de l’épillet, les anthères qui sont médifixes
1 . La position des anthères et le fait qu’elles oscillent aisément à
l’extrémité du filet facilitent l’entraînement du pollen par les courants atmosphériques. La pollinisation, anémophile, se prête parfaitement à la fécondation
d’individus dont les espèces couvrent de vastes étendues (prairies, steppes…);
l’abondance du pollen des graminées est à l’origine d’allergies de type
« rhume des foins », fréquentes en juin, au moment de la floraison et de la
fauche de nombreuses prairies;
— un ovaire uniloculaire, surmonté de deux stigmates plumeux qui retiennent
aisément les grains de pollen, ne renfermant qu’un seul ovule.
La fleur ainsi décrite est bien singulière : elle porte la marque d’une spécialisation poussée (notamment due à l’anémogamie). On peut cependant la
ramener au type classique des Monocots :
(3+3) T + (3+3)E + 3C
En effet :
— La structure anatomique de l’ovaire uniloculaire montre que 3C le constituent (cela se décèle par le nombre des faisceaux cribro-vasculaires),
d’ailleurs les Bambous ont trois stigmates.
1. Le filet de l’étamine s’insère dans ce cas sur le dos de l’anthère, en son milieu.
Fig. 76. Inflorescences de Poacées. À
gauche « épi » (épi d’épillets) de Blé;
à droite panicule d’Avoine.
