112 Commélinidées
• annuelles, celles-ci sont pourvues de nombreuses racines, dites fasciculées
vu leur forme en faisceaux, qui prennent naissance à la base de la tige (ex. :
Blé);
• vivaces, elles présentent une souche ou un rhizome qui, souvent, se ramifie
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et, chaque année, donne naissance à de nouvelles tiges aériennes (ex. :
Chiendent).
— La tige porte le nom de chaume; elle est creuse et cylindrique; sa cavité est
interrompue régulièrement, au niveau des nœuds, par des diaphragmes. La
tige présente cependant à l’état jeune, une moelle formée d’un tissu lâche.
Dans quelques genres, cette moelle persiste et s’accroît en même temps que la
tige s’agrandit : c’est le cas de la Canne à sucre où elle est sucrée.
La partie végétative du chaume se ramifie fréquemment à la base. Cette
« ramification » résulte d’un mécanisme de multiplication végétative : au
niveau des nœuds, au contact du sol, apparaissent des bourgeons et des racines
engendrant un nouvel axe feuillé. Ce phénomène est très marqué chez les
espèces gazonnantes; chez les céréales, on en accroît encore l’importance par
le roulage. Au-dessus de chaque nœud se trouve un méristème dit intercalaire
qui assure la montaison des chaumes, précédent l’épiaison et permet également aux tiges versées par la pluie ou piétinées de se redresser.
Les chaumes, généralement de taille réduite, prennent une particulière importance chez les Bambous.
Les feuilles sont distiques (fig. 79), c’est-à-dire qu’elles s’insèrent suivant
deux génératrices opposées. Elles naissent de toute la circonférence des
nœuds et forment à leur base une lame fendue en avant, c’est-à-dire que les
bords ne se soudent pas l’un à l’autre.
À la jonction du faux limbe rubanné et de la gaine, se différencie une ligule,
petite expansion membraneuse qui empêche la pluie de pénétrer dans la gaine.
Chez les Bambous, un faux pétiole s’individualise.
Chez les espèces prairiales les feuilles conservent, à la base du faux limbe, une
zone méristématique qui leur permet de repousser après avoir été broutées (ou
tondues!).
Appareil reproducteur
Inflorescence
L’inflorescence élémentaire des Poacées est l’épillet.
L’épillet comprend un axe très court (fig. 75) :
— protégé à sa base par deux bractées ou feuilles modifiées, les glumes (ex. :
la « balle d’avoine »). Celles-ci sont de taille inégale : l’une est dite inférieure,
l’autre supérieure;
1. Dès lors que les axes ne sont plus aériens (cf. fig. 88) mais portés par le sol, les ramifications
sont mécaniquement possibles.
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