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COMMÉLINIDÉES
Cet ensemble, d’environ 21 000 espèces, est caractérisé par un marqueur
chimique, l’acide férulique, présent au niveau de la paroi pecto-cellulosique,
des vaisseaux parfaits (alors que ces derniers sont absents ou présentent des
ponctuations scalariformes chez les liliidées).
Les Commélinidées réunissent les Arécales, les Commélinales, les Poales et les
Zingibérales, ordres qui ont diversement évolué en fonction de leur environnement.
Les Arécacées ou Palmiers (Arécales), apparus dès le Crétacé supérieur ont
conquis les régions chaudes, humides et venteuses (ils résistent particulièrement bien aux cyclones), ce qui explique qu’on les rencontre dans les îles, les
bords de mer, ainsi que dans les régions chaudes dépourvues de forêts denses :
ils sont une des caractéristiques des paysages tropicaux (cf. ci-dessous).
Chez les Commélinales et les Poales on assiste à une adaptation progressive à
la pollinisation par le vent. Ce sont des herbes occupant souvent de vastes
espaces, à feuilles étroites et engainantes.
Chez les Commelinacées, famille tropicale encore peu évoluée, la pollinisation est encore assurée par les insectes, mais il n’y a pas de nectaires. Puis,
progressivement, chez toute une série de petites familles tropicales, les fleurs
se réduisent tout en se regroupant en inflorescence contractée : finalement, le
périanthe est réduit à des pièces écailleuses chez les Cypéracées (cf. cidessous) et Poacées (idem), familles cosmopolites surévoluées, adaptées aussi
bien aux régions chaudes que froides.
Les Zingibérales sont de grandes herbacées tropicales (environ
3 800 espèces) adaptées aux régions humides et généralement peu venteuses.
Cette adaptation permet la réalisation de plantes herbacées à port arborescent
et à grandes feuilles comme les Bananiers.
ARÉCACÉES OU PALMIERS (ARÉCALES)
Avec plus de 3 000 espèces, c’est une des plus importantes familles de
Monocots.
Bien que fondamentalement de structure herbacée (p. 87), ils ont développé un
port arborescent grâce à des astuces diverses (multiplication des faisceaux
conducteurs de sève; tissus de remplissage pouvant présenter la dureté de
l’acier…) qui permettent une structure de « tronc » appelée stipe. Toutefois
l’absence d’écorce protectrice les rend sensibles au gel et, à quelques exceptions près, les Palmiers ne dépassent pas le 44 degré de latitude Nord.
La protection des fleurs d’une même inflorescence est réalisée par une spathe
(fig. 74). Les nombreuses fleurs ainsi protégées se simplifient : les tépales sont
souvent réduits à des écailles et les fleurs généralement unisexuées. La pollinisation est le plus souvent anémophile.
COMMÉLINIDÉES
Cet ensemble, d’environ 21 000 espèces, est caractérisé par un marqueur
chimique, l’acide férulique, présent au niveau de la paroi pecto-cellulosique,
des vaisseaux parfaits (alors que ces derniers sont absents ou présentent des
ponctuations scalariformes chez les liliidées).
Les Commélinidées réunissent les Arécales, les Commélinales, les Poales et les
Zingibérales, ordres qui ont diversement évolué en fonction de leur environnement.
Les Arécacées ou Palmiers (Arécales), apparus dès le Crétacé supérieur ont
conquis les régions chaudes, humides et venteuses (ils résistent particulièrement bien aux cyclones), ce qui explique qu’on les rencontre dans les îles, les
bords de mer, ainsi que dans les régions chaudes dépourvues de forêts denses :
ils sont une des caractéristiques des paysages tropicaux (cf. ci-dessous).
Chez les Commélinales et les Poales on assiste à une adaptation progressive à
la pollinisation par le vent. Ce sont des herbes occupant souvent de vastes
espaces, à feuilles étroites et engainantes.
Chez les Commelinacées, famille tropicale encore peu évoluée, la pollinisation est encore assurée par les insectes, mais il n’y a pas de nectaires. Puis,
progressivement, chez toute une série de petites familles tropicales, les fleurs
se réduisent tout en se regroupant en inflorescence contractée : finalement, le
périanthe est réduit à des pièces écailleuses chez les Cypéracées (cf. cidessous) et Poacées (idem), familles cosmopolites surévoluées, adaptées aussi
bien aux régions chaudes que froides.
Les Zingibérales sont de grandes herbacées tropicales (environ
3 800 espèces) adaptées aux régions humides et généralement peu venteuses.
Cette adaptation permet la réalisation de plantes herbacées à port arborescent
et à grandes feuilles comme les Bananiers.
ARÉCACÉES OU PALMIERS (ARÉCALES)
Avec plus de 3 000 espèces, c’est une des plus importantes familles de
Monocots.
Bien que fondamentalement de structure herbacée (p. 87), ils ont développé un
port arborescent grâce à des astuces diverses (multiplication des faisceaux
conducteurs de sève; tissus de remplissage pouvant présenter la dureté de
l’acier…) qui permettent une structure de « tronc » appelée stipe. Toutefois
l’absence d’écorce protectrice les rend sensibles au gel et, à quelques exceptions près, les Palmiers ne dépassent pas le 44 degré de latitude Nord.
La protection des fleurs d’une même inflorescence est réalisée par une spathe
(fig. 74). Les nombreuses fleurs ainsi protégées se simplifient : les tépales sont
souvent réduits à des écailles et les fleurs généralement unisexuées. La pollinisation est le plus souvent anémophile.
