Orchidacées
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(pseudotubercule digité), soit complètement (pseudotubercule simple) et
gorgées de réserves amylacées (le salep des orientaux est comestible).
Mycorhiziennes, les Orchidacées vivent en symbiose à plusieurs stades de leur
développement avec des champignons du groupe des Basidiomycètes
(Tulasnella…) dont la forme mycélienne est appelée Rhizoctonia.
Dans les conditions naturelles, les graines à embryon rudimentaire des Orchidacées ne germent que si ce dernier est au préalable envahi par le mycélium
des Rhizoctonia.
Ce mode de germination particulier et la lenteur du processus expliquent le prix
qu’atteignaient, autrefois, les Orchidacées exotiques. En effet, en dehors du fait
que beaucoup doivent être cultivées en serre chaude, très peu d’horticulteurs
connaissaient le secret de la culture des Orchidacées : lors de la germination,
introduire un peu de terre dans laquelle avait poussé un précédent pied.
En fait, les Rhizoctonia pallient l’absence de réserves des graines : on peut
faire germer des Orchidacées sur des milieux synthétiques stériles – en
l’absence de Rhizoctonia – pourvu que ces milieux soient riches en sucre et en
sels minéraux. C’est ainsi qu’opèrent les horticulteurs
1 .
Les Rhizoctonia sont également nécessaires pour le développement des
pousses successives.
Un des cas les plus nets est celui des Orchidacées à pseudo-tubercules, type
Orchis et Ophrys. Ce n’est que lorsque les racines adventives libres du nouveau
pseudo-tubercule sont infestées par les Rhizoctonia que se développe la pousse
qui donnera le pseudo-tubercule de l’année suivante. Cette infestation se
produit lorsque l’ancien tubercule, complètement vidé de ses réserves, pourrit
et meurt : les Rhizoctonia migrent alors vers les racines saines (fig. 67).
1. La technique moderne de micropropagation des Orchidacées consiste à faire des cultures in
vitro des méristèmes, Iesquels engendrent des bourgeons capables de s’enraciner et de redonner
des plantes entières.
Pousse rhizomateuse
très courte
ax
r.a.
psd 1
psd 2
Fig. 67. Mécanisme du développement
chez les Orchidacées à pseudotubercules : ax, axe desséché de l’inflorescence au centre de la pousse
aérienne et florifère de l’année; psd 1 ,
pseudotubercule se gorgeant de
réserves après la floraison et qui
servira à la floraison de l’année
suivante, psd 2 ; r. a, racines adventives
libres envahies par un champignon
(mycorhize).
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