Chapitre I. Limites et continuité
Pour conclure la démonstration, on montre que (e) =⇒ (b). Si F est fermé,
alors F = F. D’après (e),
f −1 (F) ⊂ f
−1 (F),
ce qui signifie que f −1 (F) est fermé.
I.7.2. Soit B(X) la famille des sous-ensembles boréliens de X, c’est-à-dire la
plus petite σ-algèbre (4) des sous-ensembles de X contenant tous les ensembles
ouverts. On note e
B la famille des ensembles B ⊂ Y tels que f −1 (B) ∈ B(X).
e
B est une σ-algèbre de sous-ensembles de Y. Puisque f est continue, le problème précédent implique que l’image réciproque de tout ensemble ouvert est
un ensemble ouvert. e
B contient donc tous les sous-ensembles ouverts de Y,
d’où B(Y) ⊂ e
B. Ceci implique f −1 (B) ∈ B(X) si B ∈ B(Y).
I.7.3. On considère X = Y = R muni de sa distance usuelle d(x, y) = |x − y|.
On définit f (x) = sin πx et F =
n +
1
n : n 2
. F est fermé dans l’espace
métrique X car il ne contient que des points isolés. D’autre part,
f (F) =
sin
π
2
, − sin
π
3
, sin
π
4
, . . .
n’est pas fermé car il ne contient pas 0 qui est son point d’accumulation.
On considère de nouveau X et Y définis comme précédemment et on définit
f (x) = x (x − 2)
2 et G = ]1 , 3[. On a alors f (G) = [0 , 3[.
I.7.4. Si y n ∈ f (F), alors y n = f (x n ), où x n ∈ F, n ∈ N ∗ . Si F est compact
dans X, il existe alors une sous-suite {x n k } de {x n } convergente vers x ∈ F.
Par continuité de f , {y n k } définie par y n k = f (x n k ) est une sous-suite de {y n }
convergente vers f (x) ∈ f (F). La compacité de f (F) est donc prouvée.
I.7.5. Soit {x n } une suite d’éléments de F 1 ∪ . . . ∪ F m convergente vers x.
Il existe au moins un ensemble F i contenant une sous-suite {x n k }. La suite
{x n } peut se décomposer en un nombre fini de sous-suites de sorte que chaque
sous-suite soit contenue dans un ensemble F i . Puisque F i est fermé et que f est
continue sur F i , lim f (x n k ) = lim f |F i (x n k ) = f |F i (x) = f (x). Il s’ensuit que
{f (x n )} se décompose en un nombre fini de sous-suites convergentes vers f (x),
ce qui signifie que {f (x n )} converge vers f (x).
(4) Une collection non vide de sous-ensembles d’un ensemble est une σ-algèbre si elle contient
le complémentaire de chacun de ses éléments et si elle contient toute union dénombrable de
certains de ses éléments. (N.d.T.)
118
Pour conclure la démonstration, on montre que (e) =⇒ (b). Si F est fermé,
alors F = F. D’après (e),
f −1 (F) ⊂ f
−1 (F),
ce qui signifie que f −1 (F) est fermé.
I.7.2. Soit B(X) la famille des sous-ensembles boréliens de X, c’est-à-dire la
plus petite σ-algèbre (4) des sous-ensembles de X contenant tous les ensembles
ouverts. On note e
B la famille des ensembles B ⊂ Y tels que f −1 (B) ∈ B(X).
e
B est une σ-algèbre de sous-ensembles de Y. Puisque f est continue, le problème précédent implique que l’image réciproque de tout ensemble ouvert est
un ensemble ouvert. e
B contient donc tous les sous-ensembles ouverts de Y,
d’où B(Y) ⊂ e
B. Ceci implique f −1 (B) ∈ B(X) si B ∈ B(Y).
I.7.3. On considère X = Y = R muni de sa distance usuelle d(x, y) = |x − y|.
On définit f (x) = sin πx et F =
n +
1
n : n 2
. F est fermé dans l’espace
métrique X car il ne contient que des points isolés. D’autre part,
f (F) =
sin
π
2
, − sin
π
3
, sin
π
4
, . . .
n’est pas fermé car il ne contient pas 0 qui est son point d’accumulation.
On considère de nouveau X et Y définis comme précédemment et on définit
f (x) = x (x − 2)
2 et G = ]1 , 3[. On a alors f (G) = [0 , 3[.
I.7.4. Si y n ∈ f (F), alors y n = f (x n ), où x n ∈ F, n ∈ N ∗ . Si F est compact
dans X, il existe alors une sous-suite {x n k } de {x n } convergente vers x ∈ F.
Par continuité de f , {y n k } définie par y n k = f (x n k ) est une sous-suite de {y n }
convergente vers f (x) ∈ f (F). La compacité de f (F) est donc prouvée.
I.7.5. Soit {x n } une suite d’éléments de F 1 ∪ . . . ∪ F m convergente vers x.
Il existe au moins un ensemble F i contenant une sous-suite {x n k }. La suite
{x n } peut se décomposer en un nombre fini de sous-suites de sorte que chaque
sous-suite soit contenue dans un ensemble F i . Puisque F i est fermé et que f est
continue sur F i , lim f (x n k ) = lim f |F i (x n k ) = f |F i (x) = f (x). Il s’ensuit que
{f (x n )} se décompose en un nombre fini de sous-suites convergentes vers f (x),
ce qui signifie que {f (x n )} converge vers f (x).
(4) Une collection non vide de sous-ensembles d’un ensemble est une σ-algèbre si elle contient
le complémentaire de chacun de ses éléments et si elle contient toute union dénombrable de
certains de ses éléments. (N.d.T.)
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