Chapitre II. L’intégrale de Lebesgue
contradiction. On remarquera que le théorème prouvé ici généralise les résultats de II.1.5 et II.1.6.
II.1.17. [M. Machover, Amer. Math. Monthly, 74(1967), 1080-1081]. Par définition de la mesure intérieure de Lebesgue (voir II.1.14), étant donné ε > 0, il
existe un ensemble mesurable C ⊂ A ∪ B tel que m ∗ (A ∪ B) − ε < m(C).
D’après le résultat du problème précédent, il existe des ensembles mesurables A 1 et B 1 tels que A ⊂ A 1 , B ⊂ B 1 et m(A 1 ∩ B 1 ) = 0. On obtient
donc, en utilisant II.1.14(d),
m ∗ (A) + m ∗ (B) − ε m ∗ (A ∪ B) − ε < m(C)
= m(C ∩ (A 1 ∪ B 1 ))
= m(C ∩ A 1 ) + m(C ∩ B 1 ).
Puisque C ∩ A 1 ⊂ (A ∪ B) ∩ A 1 = A ∪ (B ∩ A 1 ) ⊂ A ∪ (B 1 ∩ A 1 ), on a
m(C ∩ A 1 ) m ∗ (A ∪ (B 1 ∩ A 1 )). De même, m(C ∩ B 1 ) m ∗ (B ∪ (B 1 ∩ A 1 )).
Il s’ensuit alors que
m ∗ (A) + m ∗ (B) − ε m ∗ (A ∪ B) − ε
< m ∗ (A ∪ (B 1 ∩ A 1 )) + m ∗ (B ∪ (B 1 ∩ A 1 ))
= m ∗ (A) + m ∗ (B),
la dernière égalité se déduisant de II.1.14(f ).
II.1.18. On pose B 1 = A 1 et B n = A n \ A n−1 pour n 2. Les ensembles
B n sont alors mesurables et deux à deux disjoints et, pour tout N ∈ N ∗ , on a
N
n=1
A n =
N
n=1
B n et
+∞
n=1
A n =
+∞
n=1
B n . D’où,
m
+∞
n=1
A n
= m
+∞
n=1
B n
=
+∞
n=1
m(B n )
= lim
N →+∞
N
n=1
m(B n ) = lim
N →+∞
m(A N ).
II.1.19. On peut, sans perte de généralité, supposer que m(A 1 ) est finie. On
obtient, en utilisant la formule de De Morgan, les résultats de II.1.8 et du
254
contradiction. On remarquera que le théorème prouvé ici généralise les résultats de II.1.5 et II.1.6.
II.1.17. [M. Machover, Amer. Math. Monthly, 74(1967), 1080-1081]. Par définition de la mesure intérieure de Lebesgue (voir II.1.14), étant donné ε > 0, il
existe un ensemble mesurable C ⊂ A ∪ B tel que m ∗ (A ∪ B) − ε < m(C).
D’après le résultat du problème précédent, il existe des ensembles mesurables A 1 et B 1 tels que A ⊂ A 1 , B ⊂ B 1 et m(A 1 ∩ B 1 ) = 0. On obtient
donc, en utilisant II.1.14(d),
m ∗ (A) + m ∗ (B) − ε m ∗ (A ∪ B) − ε < m(C)
= m(C ∩ (A 1 ∪ B 1 ))
= m(C ∩ A 1 ) + m(C ∩ B 1 ).
Puisque C ∩ A 1 ⊂ (A ∪ B) ∩ A 1 = A ∪ (B ∩ A 1 ) ⊂ A ∪ (B 1 ∩ A 1 ), on a
m(C ∩ A 1 ) m ∗ (A ∪ (B 1 ∩ A 1 )). De même, m(C ∩ B 1 ) m ∗ (B ∪ (B 1 ∩ A 1 )).
Il s’ensuit alors que
m ∗ (A) + m ∗ (B) − ε m ∗ (A ∪ B) − ε
< m ∗ (A ∪ (B 1 ∩ A 1 )) + m ∗ (B ∪ (B 1 ∩ A 1 ))
= m ∗ (A) + m ∗ (B),
la dernière égalité se déduisant de II.1.14(f ).
II.1.18. On pose B 1 = A 1 et B n = A n \ A n−1 pour n 2. Les ensembles
B n sont alors mesurables et deux à deux disjoints et, pour tout N ∈ N ∗ , on a
N
n=1
A n =
N
n=1
B n et
+∞
n=1
A n =
+∞
n=1
B n . D’où,
m
+∞
n=1
A n
= m
+∞
n=1
B n
=
+∞
n=1
m(B n )
= lim
N →+∞
N
n=1
m(B n ) = lim
N →+∞
m(A N ).
II.1.19. On peut, sans perte de généralité, supposer que m(A 1 ) est finie. On
obtient, en utilisant la formule de De Morgan, les résultats de II.1.8 et du
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