44 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
extracellulaire de l’Epidermal growth factor receptor (EGFR) (avec le cétuximab/
Erbitux® et le panitumumab/Vectibix®) [18-20].
Les progrès dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la carcinogenèse colorectale ont permis le développement d’autres molécules dont
certaines font déjà l’objet d’essais cliniques. Parmi celles-ci, on peut citer les
inhibiteurs des histones désacétylases avec le vorinostat utilisé comme radiosensibilisant dans le cancer du rectum [21].
Par ailleurs, le regorafenib est un inhibiteur de kinases multiples oral ayant des
ressemblances avec le sorafénib/Nexavar®. Il a une action anti-angiogénique
et antiproliférative en ciblant des récepteurs tyrosine kinase angiogéniques
(les récepteurs 1, 2 et 3 du VEGF) ainsi que des protéines kinases stromales
(KIT, PDGFR-`) et oncogéniques (RET, RAF-1, BRAF). Dans l’étude de
phase III CORRECT incluant 760 patients, lors d’une analyse intermédiaire
planifiée, il a montré son efficacité en situation métastatique par rapport à des
soins de support en termes de SG qui était le critère principal d’évaluation
(HR = 0,77, IC 95 % : 0,64-0,94, p = 0,0052) et de survie sans progression
(SSP) (HR = 0,49, IC 95 % : 0,42-0,58, p < 0,000001) [22].
Enfin, le VEGF trap ou aflibercept/Zaltrap® qui est une protéine recombinante de
fusion entièrement humanisée composée de la région constante de l’immunoglobuline G1 et des domaines extracellulaires de VEGFR-1 et VEGFR-2 a une forte
affinité pour le VEGF-A, le VEGF-B et le PlGF (pour Placenta growth factor). Il
bloque ainsi l’activité des récepteurs au VEGF et empêche l’angiogenèse. Il a une
meilleure affinité pour le VEGF-A que le bévacizumab. L’étude randomisée de
phase III VELOUR contrôlée contre placebo incluant 1 226 patients a évalué l’ef- f f
ficacité de cette thérapie ciblée associée au FOLFIRI en seconde ligne de chimiothérapie après un traitement à base d’oxaliplatine [23]. Par rapport au FOLFIRI,
cette association entraînait une augmentation significative de la médiane de SG
(13,50 mois vs 12,06 mois, HR = 0,817, IC 95 % : 0,713-0,937, p = 0,0032) et de
SSP (6,90 mois vs 4,67 mois, HR = 0,758, IC 95 % : 0,661-0,869, p < 0,0001).
Le taux de réponse objective était également significativement amélioré (19,8 % vs
11,1 %, p = 0,001). L’aflibercept a déjà reçu une autorisation de mise sur le marché
(AMM) par la Food and Drug Administration (FDA) pour cette indication.
Cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules
En Europe, en 2008, le cancer du poumon représentait la première cause de
mortalité par cancer chez l’homme (255 300 décès) et la troisième cause chez la
femme (86 800 décès) après le CCR et le cancer du sein [1]. Il est à l’origine de
près d’un cinquième des décès par cancer. Malgré les avancées thérapeutiques, la
médiane de survie n’excède pas 10 mois et la SG à 5 ans n’est que de 15 % lorsque
l’on considère l’ensemble des stades. Au niveau anatomopathologique, les carcinomes broncho-pulmonaires se caractérisent par une grande hétérogénéité avec des
nombreux sous-types histologiques et environ 70-75 % de formes mixtes. On en
distingue deux grandes catégories avec des caractéristiques anatomiques, des risques
de métastases et des modalités de traitement complètement différents : les cancers
extracellulaire de l’Epidermal growth factor receptor (EGFR) (avec le cétuximab/
Erbitux® et le panitumumab/Vectibix®) [18-20].
Les progrès dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la carcinogenèse colorectale ont permis le développement d’autres molécules dont
certaines font déjà l’objet d’essais cliniques. Parmi celles-ci, on peut citer les
inhibiteurs des histones désacétylases avec le vorinostat utilisé comme radiosensibilisant dans le cancer du rectum [21].
Par ailleurs, le regorafenib est un inhibiteur de kinases multiples oral ayant des
ressemblances avec le sorafénib/Nexavar®. Il a une action anti-angiogénique
et antiproliférative en ciblant des récepteurs tyrosine kinase angiogéniques
(les récepteurs 1, 2 et 3 du VEGF) ainsi que des protéines kinases stromales
(KIT, PDGFR-`) et oncogéniques (RET, RAF-1, BRAF). Dans l’étude de
phase III CORRECT incluant 760 patients, lors d’une analyse intermédiaire
planifiée, il a montré son efficacité en situation métastatique par rapport à des
soins de support en termes de SG qui était le critère principal d’évaluation
(HR = 0,77, IC 95 % : 0,64-0,94, p = 0,0052) et de survie sans progression
(SSP) (HR = 0,49, IC 95 % : 0,42-0,58, p < 0,000001) [22].
Enfin, le VEGF trap ou aflibercept/Zaltrap® qui est une protéine recombinante de
fusion entièrement humanisée composée de la région constante de l’immunoglobuline G1 et des domaines extracellulaires de VEGFR-1 et VEGFR-2 a une forte
affinité pour le VEGF-A, le VEGF-B et le PlGF (pour Placenta growth factor). Il
bloque ainsi l’activité des récepteurs au VEGF et empêche l’angiogenèse. Il a une
meilleure affinité pour le VEGF-A que le bévacizumab. L’étude randomisée de
phase III VELOUR contrôlée contre placebo incluant 1 226 patients a évalué l’ef- f f
ficacité de cette thérapie ciblée associée au FOLFIRI en seconde ligne de chimiothérapie après un traitement à base d’oxaliplatine [23]. Par rapport au FOLFIRI,
cette association entraînait une augmentation significative de la médiane de SG
(13,50 mois vs 12,06 mois, HR = 0,817, IC 95 % : 0,713-0,937, p = 0,0032) et de
SSP (6,90 mois vs 4,67 mois, HR = 0,758, IC 95 % : 0,661-0,869, p < 0,0001).
Le taux de réponse objective était également significativement amélioré (19,8 % vs
11,1 %, p = 0,001). L’aflibercept a déjà reçu une autorisation de mise sur le marché
(AMM) par la Food and Drug Administration (FDA) pour cette indication.
Cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules
En Europe, en 2008, le cancer du poumon représentait la première cause de
mortalité par cancer chez l’homme (255 300 décès) et la troisième cause chez la
femme (86 800 décès) après le CCR et le cancer du sein [1]. Il est à l’origine de
près d’un cinquième des décès par cancer. Malgré les avancées thérapeutiques, la
médiane de survie n’excède pas 10 mois et la SG à 5 ans n’est que de 15 % lorsque
l’on considère l’ensemble des stades. Au niveau anatomopathologique, les carcinomes broncho-pulmonaires se caractérisent par une grande hétérogénéité avec des
nombreux sous-types histologiques et environ 70-75 % de formes mixtes. On en
distingue deux grandes catégories avec des caractéristiques anatomiques, des risques
de métastases et des modalités de traitement complètement différents : les cancers
