Validation des biomarqueurs, niveau de preuve et essais cliniques adaptatifs 21
Validation d’un biomarqueur
Dans une première étape, les deux caractéristiques essentielles à prendre en
compte pour valider un biomarqueur sont la valeur pronostique et la valeur
prédictive. Dans une deuxième étape, il est important de savoir ce que le
biomarqueur apporte comme valeur ajoutée par rapport aux outils existants.
L’étape finale après l’établissement de niveaux de preuve consiste à proposer
des recommandations et ainsi de mettre en concurrence les différents biomarqueurs. Les conditions des phases pré-analytiques et analytiques, en particulier
les modalités de prélèvement, d’acheminement, de stabilisation, sont à relever
dans les publications et à prendre en compte dans l’application en pratique
clinique de ces biomarqueurs [3, 4].
Valeur pronostique et prédictive définies par deux grilles
(Hayes et Simon)
En 1996, une méthode validée par une commission de l’American Society
of Clinical Oncology (ASCO) sous la conduite de D.F. Hayes a été proposée
[5] afin de donner des bases objectives de jugement pour l’évaluation et la pertinence des biomarqueurs : le Tumor marker utility grading system (TMUGS).
Le niveau de preuve d’un facteur biologique est attribué selon la classification décrite dans le diagramme TMUGS (fig. 1). Un facteur biologique ne
peut être considéré comme pronostique ou prédictif que si son évaluation est
arrivée en phase 4 du diagramme TMUGS.
En 1998, une extension de la grille d’évaluation a été décrite, permettant un
classement des marqueurs par niveau d’utilité et par niveau de preuve (LOE :
Level of evidence) (grille de Hayes) [6]. Les trois niveaux de preuve sont définis
e e
ainsi :
– LOE I : niveau de preuve élevé (par exemple pour le cancer du sein HER2,
RH, uPA-PAI1) ;
– LOE II : niveau de preuve intermédiaire (par exemple pour le cancer du sein
Oncotype) ;
– LOE III : niveau de preuve bas (par exemple pour le cancer du sein Mammaprint).
La grille de Hayes a été mise à jour par Simon en 2009 [7]. Dans la version
de la grille de Simon, certains éléments ont été précisés avec en particulier
l’attribution d’un niveau de preuve LOE IB pour des études prospectivesrétrospectives sur des échantillons archivés mais collectés prospectivement
dans le cadre d’un essai randomisé avec un critère de jugement principal,
mais non dédié à l’étude du biomarqueur. Un ensemble de 7 critères est
défini dans cette grille :
Validation d’un biomarqueur
Dans une première étape, les deux caractéristiques essentielles à prendre en
compte pour valider un biomarqueur sont la valeur pronostique et la valeur
prédictive. Dans une deuxième étape, il est important de savoir ce que le
biomarqueur apporte comme valeur ajoutée par rapport aux outils existants.
L’étape finale après l’établissement de niveaux de preuve consiste à proposer
des recommandations et ainsi de mettre en concurrence les différents biomarqueurs. Les conditions des phases pré-analytiques et analytiques, en particulier
les modalités de prélèvement, d’acheminement, de stabilisation, sont à relever
dans les publications et à prendre en compte dans l’application en pratique
clinique de ces biomarqueurs [3, 4].
Valeur pronostique et prédictive définies par deux grilles
(Hayes et Simon)
En 1996, une méthode validée par une commission de l’American Society
of Clinical Oncology (ASCO) sous la conduite de D.F. Hayes a été proposée
[5] afin de donner des bases objectives de jugement pour l’évaluation et la pertinence des biomarqueurs : le Tumor marker utility grading system (TMUGS).
Le niveau de preuve d’un facteur biologique est attribué selon la classification décrite dans le diagramme TMUGS (fig. 1). Un facteur biologique ne
peut être considéré comme pronostique ou prédictif que si son évaluation est
arrivée en phase 4 du diagramme TMUGS.
En 1998, une extension de la grille d’évaluation a été décrite, permettant un
classement des marqueurs par niveau d’utilité et par niveau de preuve (LOE :
Level of evidence) (grille de Hayes) [6]. Les trois niveaux de preuve sont définis
e e
ainsi :
– LOE I : niveau de preuve élevé (par exemple pour le cancer du sein HER2,
RH, uPA-PAI1) ;
– LOE II : niveau de preuve intermédiaire (par exemple pour le cancer du sein
Oncotype) ;
– LOE III : niveau de preuve bas (par exemple pour le cancer du sein Mammaprint).
La grille de Hayes a été mise à jour par Simon en 2009 [7]. Dans la version
de la grille de Simon, certains éléments ont été précisés avec en particulier
l’attribution d’un niveau de preuve LOE IB pour des études prospectivesrétrospectives sur des échantillons archivés mais collectés prospectivement
dans le cadre d’un essai randomisé avec un critère de jugement principal,
mais non dédié à l’étude du biomarqueur. Un ensemble de 7 critères est
défini dans cette grille :
