Génétique moléculaire des cancers : dualité hôte-tumeur 15
Fig. 3 – Exemple de représentation CIRCOS des anomalies moléculaires rencontrées dans une
tumeur (ici un mélanome malin). Extrait de la référence [19] avec la permission de l’éditeur.
appelées « îlots CpG ». Grâce à une ADN méthyltransférase « de maintenance », DNMT1 (DNA methyltransferase 1), la méthylation de ces
cytosines se transmet de cellule-mère à cellule-fille comme si elle était
génétique ; on dit qu’elle est épigénétique. Il est possible d’évaluer le degré
de méthylation des sites CpG, soit gène par gène, soit par des techniques
à haut débit.
On observe dans les cancers une diminution globale de la méthylation, qui est
e
en fait liée à la déméthylation des promoteurs du gène LINE1, cette séquence
répétitive dérivée du gène d’une rétrotranscriptase, normalement non exprimée
dans les tissus normaux. La réactivation de LINE1 est un facteur d’instabilité
génomique et cette déméthylation concourt donc à l’oncogenèse. On observe
en outre dans les cancers une augmentation spécifique de la méthylation, au
e
niveau des promoteurs de gènes suppresseurs de tumeurs [20]. L’extinction de
ces gènes contribue de façon importante à l’oncogenèse. Des agents pharmacologiques induisant une déméthylation de l’ADN ont été proposés et sont
utilisés dans le traitement des syndromes myélodysplasiques. La méthylation
du promoteur du gène MGMT (Methyl guanine methyltransferase), impliqué
dans la réparation de l’ADN, conditionne l’activité des nitrosourées et du
témozolomide [21].
Fig. 3 – Exemple de représentation CIRCOS des anomalies moléculaires rencontrées dans une
tumeur (ici un mélanome malin). Extrait de la référence [19] avec la permission de l’éditeur.
appelées « îlots CpG ». Grâce à une ADN méthyltransférase « de maintenance », DNMT1 (DNA methyltransferase 1), la méthylation de ces
cytosines se transmet de cellule-mère à cellule-fille comme si elle était
génétique ; on dit qu’elle est épigénétique. Il est possible d’évaluer le degré
de méthylation des sites CpG, soit gène par gène, soit par des techniques
à haut débit.
On observe dans les cancers une diminution globale de la méthylation, qui est
e
en fait liée à la déméthylation des promoteurs du gène LINE1, cette séquence
répétitive dérivée du gène d’une rétrotranscriptase, normalement non exprimée
dans les tissus normaux. La réactivation de LINE1 est un facteur d’instabilité
génomique et cette déméthylation concourt donc à l’oncogenèse. On observe
en outre dans les cancers une augmentation spécifique de la méthylation, au
e
niveau des promoteurs de gènes suppresseurs de tumeurs [20]. L’extinction de
ces gènes contribue de façon importante à l’oncogenèse. Des agents pharmacologiques induisant une déméthylation de l’ADN ont été proposés et sont
utilisés dans le traitement des syndromes myélodysplasiques. La méthylation
du promoteur du gène MGMT (Methyl guanine methyltransferase), impliqué
dans la réparation de l’ADN, conditionne l’activité des nitrosourées et du
témozolomide [21].
