16 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
Biomarqueurs et génome tumoral
Un certain nombre d’anomalies moléculaires présentes dans le génome
tumoral sont maintenant recherchées de façon systématique lors de la prescription de certains agents anticancéreux dont l’activité n’est possible que sur
les cellules présentant l’altération génétique considérée : la recherche de mutations du domaine kinase du gène EGFR des cancers du poumon conditionne
R
la prescription de géfitinib et d’erlotinib, celle de mutations du gène KRAS
dans les cancers colorectaux la prescription de cétuximab, celle de mutations
du gène BRAF la prescription de vemurafenib dans les mélanomes malins. Ces
F
trois exemples, qui seront développés plus loin dans cet ouvrage, sont représentatifs de ce que doit être une médecine « moléculaire », sachant tirer parti
de l’essor des techniques de biologie moléculaire pour affiner le diagnostic,
préciser le pronostic et prédire réponse et toxicité des traitements que l’on se
propose de mettre en œuvre. L’évolution très rapide des techniques permettra
sans nul doute de rechercher dans un proche avenir ces altérations, non plus
dans le tissu tumoral, obtenu par biopsie, mais dans le sang, duquel on peut
isoler des cellules tumorales ou de l’ADN tumoral « nu » en quantité suffisante pour y rechercher les altérations moléculaires utiles, voire nécessaires au
diagnostic et à la prise en charge des cancers.
Références
1. Brown TA (2004) Génomes. Flammarion Médecine Sciences, Paris.
2. Lennartsson A, Ekwall K (2009) Histone modification patterns and epigenetic codes.
Biochim Biophys Acta 1790: 863-8
3. Calin GA, Croce CM (2006) MicroRNA signatures in human cancers. Nat Rev Cancer
6: 857-66.
4. Copeland NG, Jenkins NA (2010) Harnessing transposons for cancer gene discovery. Nat
Rev Cancer 10: 696-706
5. Alkan C, Coe BP, Eichler EE (2011) Genome structural variation discovery and genotyping.
Nat Rev Genet 12: 363-76
6. Roses AD (2008) Pharmacogenetics in drug discovery and development: a translational
perspective. Nat Rev Drug Discov 7: 807-17
7. Ma Q, Lu AY (2011) Pharmacogenetics, pharmacogenomics, and individualized medicine.
Pharmacol Rev 63: 437-59
8. He Y, Hoskins JM, McLeod HL (2011) Copy number variants in pharmacogenetic genes.
Trends Mol Med 17: 244-51
9. Stoppa-Lyonnet D, Stern MH, Soufir N, Lenoir G (2010) Prédispositions génétiques aux
cancers : actualités et perspectives en 2010. Pathol Biol 58: 324-30
10. Swen JJ, Nijenhuis M, de Boer A, et al. l l (2011) Pharmacogenetics: from bench to byte – an
update of guidelines. Clin Pharmacol Ther 89: 662-73
11. Hahn WC, Counter CM, Lundberg AS, et al. (1999) Creation of human tumour cells with
l l
defined genetic elements. Nature 400: 464-8
12. Roschke AV, Tonon G, Gehlhaus KS, et al. (2003) Karyotypic complexity of the NCI-60
l l
drug-screening panel. Cancer Res 63: 8634-47
13. Delsol G (2010) Les anomalies moléculaires dans les lymphomes. Bull Cancer 97: 1347-64
Biomarqueurs et génome tumoral
Un certain nombre d’anomalies moléculaires présentes dans le génome
tumoral sont maintenant recherchées de façon systématique lors de la prescription de certains agents anticancéreux dont l’activité n’est possible que sur
les cellules présentant l’altération génétique considérée : la recherche de mutations du domaine kinase du gène EGFR des cancers du poumon conditionne
R
la prescription de géfitinib et d’erlotinib, celle de mutations du gène KRAS
dans les cancers colorectaux la prescription de cétuximab, celle de mutations
du gène BRAF la prescription de vemurafenib dans les mélanomes malins. Ces
F
trois exemples, qui seront développés plus loin dans cet ouvrage, sont représentatifs de ce que doit être une médecine « moléculaire », sachant tirer parti
de l’essor des techniques de biologie moléculaire pour affiner le diagnostic,
préciser le pronostic et prédire réponse et toxicité des traitements que l’on se
propose de mettre en œuvre. L’évolution très rapide des techniques permettra
sans nul doute de rechercher dans un proche avenir ces altérations, non plus
dans le tissu tumoral, obtenu par biopsie, mais dans le sang, duquel on peut
isoler des cellules tumorales ou de l’ADN tumoral « nu » en quantité suffisante pour y rechercher les altérations moléculaires utiles, voire nécessaires au
diagnostic et à la prise en charge des cancers.
Références
1. Brown TA (2004) Génomes. Flammarion Médecine Sciences, Paris.
2. Lennartsson A, Ekwall K (2009) Histone modification patterns and epigenetic codes.
Biochim Biophys Acta 1790: 863-8
3. Calin GA, Croce CM (2006) MicroRNA signatures in human cancers. Nat Rev Cancer
6: 857-66.
4. Copeland NG, Jenkins NA (2010) Harnessing transposons for cancer gene discovery. Nat
Rev Cancer 10: 696-706
5. Alkan C, Coe BP, Eichler EE (2011) Genome structural variation discovery and genotyping.
Nat Rev Genet 12: 363-76
6. Roses AD (2008) Pharmacogenetics in drug discovery and development: a translational
perspective. Nat Rev Drug Discov 7: 807-17
7. Ma Q, Lu AY (2011) Pharmacogenetics, pharmacogenomics, and individualized medicine.
Pharmacol Rev 63: 437-59
8. He Y, Hoskins JM, McLeod HL (2011) Copy number variants in pharmacogenetic genes.
Trends Mol Med 17: 244-51
9. Stoppa-Lyonnet D, Stern MH, Soufir N, Lenoir G (2010) Prédispositions génétiques aux
cancers : actualités et perspectives en 2010. Pathol Biol 58: 324-30
10. Swen JJ, Nijenhuis M, de Boer A, et al. l l (2011) Pharmacogenetics: from bench to byte – an
update of guidelines. Clin Pharmacol Ther 89: 662-73
11. Hahn WC, Counter CM, Lundberg AS, et al. (1999) Creation of human tumour cells with
l l
defined genetic elements. Nature 400: 464-8
12. Roschke AV, Tonon G, Gehlhaus KS, et al. (2003) Karyotypic complexity of the NCI-60
l l
drug-screening panel. Cancer Res 63: 8634-47
13. Delsol G (2010) Les anomalies moléculaires dans les lymphomes. Bull Cancer 97: 1347-64
