110 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
considérés n’était lié à la réponse. Pour la survie, les patientes homozygotes
936 CC montraient une forte tendance pour une survie sans événement plus
courte (médiane 9,7 mois) comparée à celle des patients 936 TT ou TC
(médiane à 11,5 mois, p = 0,022). Il est intéressant de noter que l’allèle 936T
est associé à une plus faible expression du VEGFA. L’impact de ce polymorphisme sur la survie sans évènement (survie plus longue chez les patients
porteurs de l’allèle 936T) pourrait donc s’expliquer par une plus faible
expression de la cible à la fois au niveau systémique et au niveau tumoral. En
ce qui concerne le lien avec la toxicité, le pourcentage de patients développant un score de toxicité supérieur à 1 (somme des grade max considérant
l’hypertension, les hémorragies, les tromo-embolismes veineux et artériels)
étaient respectivement de 39 %, 49 % et 81 % pour les patients –634 GG,
GC et CC (p = 0,01).
Fig. 1 - Structure du gène VEGFA et principaux polymorphismes (UTR signifie « région non traduite »).
Source : Etienne-Grimaldi MC, Formento P, Degeorges A et al. (2011) Prospective analysis of the
impact of VEGF-A gene polymorphisms on pharmacodynamics of bevacizumab-based therapy in
metastatic breast cancer patients. Br J Clin Pharmacol 71(6): 921-8).
Autres polymorphismes et autres traitements ciblés
Polymorphismes du gène CYP2D6
Le tamoxifène, antioestrogène mixte ciblant le récepteur aux œstrogènes
(RE), reste aujourd’hui encore le traitement adjuvant de référence pour les
patientes non ménopausées avec un cancer du sein RE+. Cette molécule est
une prodrogue principalement activée au niveau hépatique en anabolites
hydroxylés (endoxifène principalement) sous l’action de l’isoenzyme 2D6 du
cytochrome P450 (CYP2D6). Cet isoenzyme présente de très nombreux polymorphismes génétiques avec plus de 80 allèles décrits [21]. On identifie classiquement 4 groupes de patients sur la base de leur phénotype: les métaboliseurs
considérés n’était lié à la réponse. Pour la survie, les patientes homozygotes
936 CC montraient une forte tendance pour une survie sans événement plus
courte (médiane 9,7 mois) comparée à celle des patients 936 TT ou TC
(médiane à 11,5 mois, p = 0,022). Il est intéressant de noter que l’allèle 936T
est associé à une plus faible expression du VEGFA. L’impact de ce polymorphisme sur la survie sans évènement (survie plus longue chez les patients
porteurs de l’allèle 936T) pourrait donc s’expliquer par une plus faible
expression de la cible à la fois au niveau systémique et au niveau tumoral. En
ce qui concerne le lien avec la toxicité, le pourcentage de patients développant un score de toxicité supérieur à 1 (somme des grade max considérant
l’hypertension, les hémorragies, les tromo-embolismes veineux et artériels)
étaient respectivement de 39 %, 49 % et 81 % pour les patients –634 GG,
GC et CC (p = 0,01).
Fig. 1 - Structure du gène VEGFA et principaux polymorphismes (UTR signifie « région non traduite »).
Source : Etienne-Grimaldi MC, Formento P, Degeorges A et al. (2011) Prospective analysis of the
impact of VEGF-A gene polymorphisms on pharmacodynamics of bevacizumab-based therapy in
metastatic breast cancer patients. Br J Clin Pharmacol 71(6): 921-8).
Autres polymorphismes et autres traitements ciblés
Polymorphismes du gène CYP2D6
Le tamoxifène, antioestrogène mixte ciblant le récepteur aux œstrogènes
(RE), reste aujourd’hui encore le traitement adjuvant de référence pour les
patientes non ménopausées avec un cancer du sein RE+. Cette molécule est
une prodrogue principalement activée au niveau hépatique en anabolites
hydroxylés (endoxifène principalement) sous l’action de l’isoenzyme 2D6 du
cytochrome P450 (CYP2D6). Cet isoenzyme présente de très nombreux polymorphismes génétiques avec plus de 80 allèles décrits [21]. On identifie classiquement 4 groupes de patients sur la base de leur phénotype: les métaboliseurs
