98 Les biomarqueurs moléculaires en oncologie
de l’irinotécan et du cétuximab, les doses d’irinotécan ont été adaptées à
la première cure en fonction du statut génétique de l’UGT1A1 suivi d’une
intensification clinique par palier [14].
Les résultats présentés (tableau II) indiquent que les doses d’irinotécan ont
été augmentées jusqu’à 293 mg/m 2 pour les patients 6/6 tandis que les 7/7
ont été sensiblement diminuées à 153 mg/m 2 . Les toxicités observées correspondent à 4 % de neutropénies et 2 % de diarrhées grade III-IV. Dans cette
population, 1 % seulement de toxicité de grade IV et 13 % de grade III
ont été observées. Parallèlement, des réponses remarquables ont été obtenues : soit 71 % de réponses objectives et 39 % de maladies stabilisées chez
des patients traités en deuxième ligne sans stratification en fonction de leur
statut KRas. Une étude japonaise sur 82 patients porteurs de cancer gastrointestinal non opérables traités par de l’irinotécan à 150 mg/m 2 [15] montre
que les patients UGT1A1 *28/*28 et les patients *6/*6 recevant une dose
standard de 150 mg/m 2 nécessitent des réductions de dose ou des reports de
cure liés aux toxicités limitantes de l’irinotécan. Par ailleurs, on peut noter
que les pratiques en termes de posologie et de traitement peuvent être différentes selon les populations, une grande vigilance doit donc être maintenue
sur la généralisation des doses de médicaments à prescrire qui ne tiennent
pas compte des particularités génétiques ethniques. Ces études prospectives
montrent à l’évidence qu’il est possible d’améliorer le traitement par l’irinotécan en diminuant les effets toxiques du médicament grâce à la connaissance du statut génétique de l’UGT1A1 de chaque patient. Actuellement, la
FDA recommande de déterminer le statut génétique de l’UGT1A1 sans pour
autant proposer de recommandation précise sur l’utilisation de cette analyse
par le prescripteur.
Tableau II – Influence des polymorphismes de l’UGT1A1 en termes de réponses et de contrôle de
la maladie chez des patients traités par un schéma FOFIRICétux en 2 e ligne d’un cancer colorectal
métastatique [14]
Génotype UGT1A1
Total
6/6
6/7
7/7
Dose moyenne administrée (mg/m 2 )
225
198
133
Réponse objective (%)
33
29,2
36,4
42,8
Stabilité (%)
38,6
41,6
36,4
28,6
Progression (%)
28,4
29,2
27,2
28,6
Maladie contrôlée (%)
71,6
70,8
72,8
71,4
Population de 104 patients évaluables
de l’irinotécan et du cétuximab, les doses d’irinotécan ont été adaptées à
la première cure en fonction du statut génétique de l’UGT1A1 suivi d’une
intensification clinique par palier [14].
Les résultats présentés (tableau II) indiquent que les doses d’irinotécan ont
été augmentées jusqu’à 293 mg/m 2 pour les patients 6/6 tandis que les 7/7
ont été sensiblement diminuées à 153 mg/m 2 . Les toxicités observées correspondent à 4 % de neutropénies et 2 % de diarrhées grade III-IV. Dans cette
population, 1 % seulement de toxicité de grade IV et 13 % de grade III
ont été observées. Parallèlement, des réponses remarquables ont été obtenues : soit 71 % de réponses objectives et 39 % de maladies stabilisées chez
des patients traités en deuxième ligne sans stratification en fonction de leur
statut KRas. Une étude japonaise sur 82 patients porteurs de cancer gastrointestinal non opérables traités par de l’irinotécan à 150 mg/m 2 [15] montre
que les patients UGT1A1 *28/*28 et les patients *6/*6 recevant une dose
standard de 150 mg/m 2 nécessitent des réductions de dose ou des reports de
cure liés aux toxicités limitantes de l’irinotécan. Par ailleurs, on peut noter
que les pratiques en termes de posologie et de traitement peuvent être différentes selon les populations, une grande vigilance doit donc être maintenue
sur la généralisation des doses de médicaments à prescrire qui ne tiennent
pas compte des particularités génétiques ethniques. Ces études prospectives
montrent à l’évidence qu’il est possible d’améliorer le traitement par l’irinotécan en diminuant les effets toxiques du médicament grâce à la connaissance du statut génétique de l’UGT1A1 de chaque patient. Actuellement, la
FDA recommande de déterminer le statut génétique de l’UGT1A1 sans pour
autant proposer de recommandation précise sur l’utilisation de cette analyse
par le prescripteur.
Tableau II – Influence des polymorphismes de l’UGT1A1 en termes de réponses et de contrôle de
la maladie chez des patients traités par un schéma FOFIRICétux en 2 e ligne d’un cancer colorectal
métastatique [14]
Génotype UGT1A1
Total
6/6
6/7
7/7
Dose moyenne administrée (mg/m 2 )
225
198
133
Réponse objective (%)
33
29,2
36,4
42,8
Stabilité (%)
38,6
41,6
36,4
28,6
Progression (%)
28,4
29,2
27,2
28,6
Maladie contrôlée (%)
71,6
70,8
72,8
71,4
Population de 104 patients évaluables
