3 - LA CONSOMMATION DES SOURCES D’ÉNERGIE : UTILISATIONS FINALES, EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ
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de cliquet. Attendre le premier d’une manifestation de rareté des sources fossiles
serait très aléatoire car le progrès technologique compense les rendements décroissants dans l’activité minière. En revanche, tout porte à croire que la prise de conscience environnementale continuera à pousser les pouvoirs publics sur la voie d’une
internalisation des coûts externes des consommations d’énergie. Même si elle tarde
à être mise en place à l’échelle internationale, la « taxe CO 2 » fait tâche d’huile en
Europe et, mondialisation oblige, en franchira un jour les frontières.
Les pays en voie d’industrialisation ont, le plus souvent, d’autres priorités que l’élévation de l’efficacité. A partir du moment, cependant, où elle devient indissociable de
la modernisation des appareils de production et de la compétitivité internationale,
l’efficacité énergétique progresse. L’expérience récente de la Chine en apporte une
remarquable illustration. Ailleurs, les transferts de technologies par des firmes multinationales permettent des leap frogging dont bénéficient tous les utilisateurs d’énergie [24]. Un tel résultat suppose évidemment des régulations nationales soucieuses
d’utilisation rationnelle de l’énergie et des Etats capables de les faire respecter.
3.3.4. VERS UNE DÉMATÉRIALISATION DU PIB ?
Au cours des prochaines décennies, la composante structurelle de la baisse de
l’intensité pourrait prendre le pas sur la composante efficacité. La révolution scientifique et technologique en cours permet en effet d’obtenir toujours plus de biens
et de services à partir d’une même quantité de matière première. Les implications
sur les besoins en services énergétiques en sont considérables. Dans les télécommunications, par exemple, 25 kg de fibres de verre rendent un service équivalent
à 1000 kg de cuivre, alors qu’1 kg de fibre de verre n’exige que 5% de l’énergie
incorporée dans 1 kg de cuivre !
Certains facteurs expliquant la dématérialisation du PIB à l’échelle d’une économie
nationale, sont propres aux pays très industrialisés (moindre rythme de construction
des infrastructures grosses consommatrices de matières premières, importation
accrue de produits semi-finis, préférences des consommateurs pour des services
à moindre contenu en matériaux), mais d’autres ont une portée plus universelle :
substitution dans l’industrie de matériaux traditionnels par des matériaux plus
léger, le béton par de l’acier et l’acier par des plastiques ;
dans tous les cas, utilisation de matériaux plus résistants donc en moindre épaisseur et poids ;
recyclage de plus en plus fréquent des matériaux usagés (acier, aluminium, verre,
papier, plastiques) qui exige moins d’énergie que la première fabrication ;
moindre besoin de matériaux par unité de produits finis grâce à une plus grande
longévité (appareils domestiques), à des réutilisations (bouteilles) ou à des rénovations remplaçant les démolitions (bâtiments).
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de cliquet. Attendre le premier d’une manifestation de rareté des sources fossiles
serait très aléatoire car le progrès technologique compense les rendements décroissants dans l’activité minière. En revanche, tout porte à croire que la prise de conscience environnementale continuera à pousser les pouvoirs publics sur la voie d’une
internalisation des coûts externes des consommations d’énergie. Même si elle tarde
à être mise en place à l’échelle internationale, la « taxe CO 2 » fait tâche d’huile en
Europe et, mondialisation oblige, en franchira un jour les frontières.
Les pays en voie d’industrialisation ont, le plus souvent, d’autres priorités que l’élévation de l’efficacité. A partir du moment, cependant, où elle devient indissociable de
la modernisation des appareils de production et de la compétitivité internationale,
l’efficacité énergétique progresse. L’expérience récente de la Chine en apporte une
remarquable illustration. Ailleurs, les transferts de technologies par des firmes multinationales permettent des leap frogging dont bénéficient tous les utilisateurs d’énergie [24]. Un tel résultat suppose évidemment des régulations nationales soucieuses
d’utilisation rationnelle de l’énergie et des Etats capables de les faire respecter.
3.3.4. VERS UNE DÉMATÉRIALISATION DU PIB ?
Au cours des prochaines décennies, la composante structurelle de la baisse de
l’intensité pourrait prendre le pas sur la composante efficacité. La révolution scientifique et technologique en cours permet en effet d’obtenir toujours plus de biens
et de services à partir d’une même quantité de matière première. Les implications
sur les besoins en services énergétiques en sont considérables. Dans les télécommunications, par exemple, 25 kg de fibres de verre rendent un service équivalent
à 1000 kg de cuivre, alors qu’1 kg de fibre de verre n’exige que 5% de l’énergie
incorporée dans 1 kg de cuivre !
Certains facteurs expliquant la dématérialisation du PIB à l’échelle d’une économie
nationale, sont propres aux pays très industrialisés (moindre rythme de construction
des infrastructures grosses consommatrices de matières premières, importation
accrue de produits semi-finis, préférences des consommateurs pour des services
à moindre contenu en matériaux), mais d’autres ont une portée plus universelle :
substitution dans l’industrie de matériaux traditionnels par des matériaux plus
léger, le béton par de l’acier et l’acier par des plastiques ;
dans tous les cas, utilisation de matériaux plus résistants donc en moindre épaisseur et poids ;
recyclage de plus en plus fréquent des matériaux usagés (acier, aluminium, verre,
papier, plastiques) qui exige moins d’énergie que la première fabrication ;
moindre besoin de matériaux par unité de produits finis grâce à une plus grande
longévité (appareils domestiques), à des réutilisations (bouteilles) ou à des rénovations remplaçant les démolitions (bâtiments).
