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L'ÉNERGIE DE DEMAIN. TECHNIQUES - ENVIRONNEMENT - ECONOMIE
L’amélioration du rendement énergétique des appareils est une autre source d’économies d’énergie. En Europe, les appareils destinés au grand public (électroménager,
téléviseurs...) se sont vu imposer un étiquetage qui permet d’apprécier leur consommation d’énergie, dans l’espoir que les acheteurs choisiront les plus économes.
Dans l’industrie, de gros efforts ont déjà été faits ; ils se poursuivent, d’une part
dans un souci de diminuer les coûts de revient, d’autre part en anticipation de législations contraignantes, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.
Ces économies, qui concernent essentiellement les pays développés où, il est vrai,
la consommation par habitant est la plus forte, sont conditionnées par une forte
volonté politique et collective – peu de gens réduiront spontanément leur consommation individuelle, convaincus que cela ne changerait pas grand-chose. On connaît
l’anecdote du curé qui, ayant demandé à chacun de ses paroissiens de verser dans
un tonneau, placé à l’entrée de l’église, un pichet de vin destiné aux messes, le
trouva plein, mais d’eau pure... Ce n’est qu’au moyen d’une forte incitation (voire
une coercition ?), en particulier par une augmentation du prix de l’énergie, que les
consommateurs consentiront d’abord à éviter les gaspillages, puis à prendre en
compte les économies d’énergie dans leur comportement quotidien.
Cependant, il ne faudrait pas que les économies d’énergie conduisent à une baisse
du niveau de vie, du confort, de la santé, de la qualité de l’alimentation, de la qualité
des produits de consommation. C’est l’énergie bon marché qui a permis le développement des sociétés industrielles et les progrès qui y sont associés, en particulier l’allongement considérable de la durée de vie et l’amélioration de la santé. Il ne
peut être question de mettre en cause ces acquis, il s’agit d’un choix de civilisation
sur lequel on ne peut revenir radicalement sans produire des catastrophes. Il y a
trop d’hommes sur la Terre pour que les sociétés puissent retrouver les modes de
vie d’autrefois – à supposer que ceux-ci soient désirables. L’Histoire, avec la révolution industrielle, a conduit à une situation irréversible.
Il s’agit donc de maintenir la qualité de vie dans les pays développés, d’améliorer les
conditions de vie dans les pays en voie de développement, tout en ayant le souci
d’économiser l’énergie. Tous les scénarios de prévision conduisent à une augmentation de la demande, plus ou moins grande selon le degré de frugalité consenti.
Selon le scénario le plus restrictif, qui suppose une croissance nettement ralentie
des PIB moyens, la demande mondiale d’énergie primaire serait, en 2050, de 40%
plus élevée qu’en 2000.
Aussi paraît-il impossible de tabler sur une diminution de la consommation mondiale d’énergie à l’horizon 2050, même si chacun devenait vertueux : il y a sur Terre
trop d’êtres humains qui n’ont pu accéder aux bénéfices de l’énergie ; a-t-on le droit
de les en empêcher ? Alors, que faire ?
L'ÉNERGIE DE DEMAIN. TECHNIQUES - ENVIRONNEMENT - ECONOMIE
L’amélioration du rendement énergétique des appareils est une autre source d’économies d’énergie. En Europe, les appareils destinés au grand public (électroménager,
téléviseurs...) se sont vu imposer un étiquetage qui permet d’apprécier leur consommation d’énergie, dans l’espoir que les acheteurs choisiront les plus économes.
Dans l’industrie, de gros efforts ont déjà été faits ; ils se poursuivent, d’une part
dans un souci de diminuer les coûts de revient, d’autre part en anticipation de législations contraignantes, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.
Ces économies, qui concernent essentiellement les pays développés où, il est vrai,
la consommation par habitant est la plus forte, sont conditionnées par une forte
volonté politique et collective – peu de gens réduiront spontanément leur consommation individuelle, convaincus que cela ne changerait pas grand-chose. On connaît
l’anecdote du curé qui, ayant demandé à chacun de ses paroissiens de verser dans
un tonneau, placé à l’entrée de l’église, un pichet de vin destiné aux messes, le
trouva plein, mais d’eau pure... Ce n’est qu’au moyen d’une forte incitation (voire
une coercition ?), en particulier par une augmentation du prix de l’énergie, que les
consommateurs consentiront d’abord à éviter les gaspillages, puis à prendre en
compte les économies d’énergie dans leur comportement quotidien.
Cependant, il ne faudrait pas que les économies d’énergie conduisent à une baisse
du niveau de vie, du confort, de la santé, de la qualité de l’alimentation, de la qualité
des produits de consommation. C’est l’énergie bon marché qui a permis le développement des sociétés industrielles et les progrès qui y sont associés, en particulier l’allongement considérable de la durée de vie et l’amélioration de la santé. Il ne
peut être question de mettre en cause ces acquis, il s’agit d’un choix de civilisation
sur lequel on ne peut revenir radicalement sans produire des catastrophes. Il y a
trop d’hommes sur la Terre pour que les sociétés puissent retrouver les modes de
vie d’autrefois – à supposer que ceux-ci soient désirables. L’Histoire, avec la révolution industrielle, a conduit à une situation irréversible.
Il s’agit donc de maintenir la qualité de vie dans les pays développés, d’améliorer les
conditions de vie dans les pays en voie de développement, tout en ayant le souci
d’économiser l’énergie. Tous les scénarios de prévision conduisent à une augmentation de la demande, plus ou moins grande selon le degré de frugalité consenti.
Selon le scénario le plus restrictif, qui suppose une croissance nettement ralentie
des PIB moyens, la demande mondiale d’énergie primaire serait, en 2050, de 40%
plus élevée qu’en 2000.
Aussi paraît-il impossible de tabler sur une diminution de la consommation mondiale d’énergie à l’horizon 2050, même si chacun devenait vertueux : il y a sur Terre
trop d’êtres humains qui n’ont pu accéder aux bénéfices de l’énergie ; a-t-on le droit
de les en empêcher ? Alors, que faire ?
