CONCLUSION
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POURQUOI ON NE PEUT CONTINUER « COMME ÇA »
Nous l’avons vu, notre exploitation des énergies fossiles est intensive. Elle ne pourra
durer longtemps à ce rythme. D’une part, les réserves ne sont pas inépuisables ;
d’autre part et, sans doute, plus gravement, les émissions de gaz à effet de serre
associées à la combustion des combustibles fossiles posent le problème du dérèglement climatique. Si les scientifiques répugnent à affirmer que tel ou tel incident
climatique récent – tempête, inondation, sécheresse, canicule... – est dû de manière
certaine à l’augmentation observée du taux de gaz carbonique dans l’atmosphère,
ils s’accordent à constater que la température moyenne du globe augmente, que la
banquise fond, que le niveau de la mer s’élève à cause de la dilatation de l’eau, que
les dix dernières années du XX
e siècle ont été les plus chaudes. En même temps,
ils considèrent que la fréquence des évènements extrêmes devrait augmenter.
Certes, le secteur de l’énergie n’est pas le seul responsable des émissions de gaz
à effet de serre (la source principale de méthane, par exemple, est l’agriculture, en
particulier l’élevage des bovins et la culture du riz). Mais le secteur énergétique, le
chauffage et les transports sont les principaux émetteurs de gaz carbonique, qui
contribue à lui seul à plus de 65% de l’augmentation de l’effet de serre.
La demande énergétique va croître, du fait de l’augmentation attendue du nombre
des hommes sur la Terre, du fait du développement rapide de pays très peuplés
comme la Chine et l’Inde, l’Indonésie, le Brésil. Même si l’on constate que plus un
pays est développé, meilleure est son efficacité énergétique, on observe que la
consommation d’énergie par habitant continue à croître en même temps que le
PIB par tête.
DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE, JUSQU’OÙ ?
L’habitat est un secteur où d’importantes économies d’énergie pourraient être faites, sans compromettre le confort ni augmenter considérablement les coûts de
construction. Diminuer les besoins de climatisation en saison chaude, les besoins
de chauffage en saison froide, en jouant sur l’isolation, l’orientation de la construction, la distribution des ouvertures, les matériaux, tout cela est possible. Mais l’effet
sur la consommation est forcément lent ; dans un pays comme la France, l’habitat
ne se renouvelle qu’à l’échelle du siècle, et encore. Des logements datant de 100
à 200 ans et n’ayant pas subi de modification notable de leur gros œuvre sont toujours en usage.
Un développement de l’emploi du solaire thermique pour assurer, ou tout au moins
contribuer au chauffage des pièces ou à la production d’eau chaude sanitaire, l’utilisation de pompes à chaleur, pourraient conduire rapidement à des économies appréciables : ces installations peuvent être incorporées à des bâtiments existants.
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