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L'ÉNERGIE DE DEMAIN. TECHNIQUES - ENVIRONNEMENT - ECONOMIE
tée car elle est en général diluée, son flux étant de 1 W/m
2 . De plus, il existe une
grande variété de gisements dont l’exploitation pose des problèmes spécifiques ;
certains sont épuisables..
Les autres énergies, fossiles, reposent sur l’exploitation de minéraux formés durant
l’histoire de la Terre et n’existant qu’en quantités limitées. Au rythme de consommation actuel, les réserves mondiales reconnues ne peuvent couvrir qu’un demisiècle pour le pétrole, un siècle pour le gaz ou pour l'uranium, quelques siècles
pour le charbon. On peut certes espérer que des technologies futures permettront
d’exploiter pour les carburants des gisements déjà connus mais actuellement inutilisables car le pétrole y est trop dilué pour qu’on puisse l’extraire de la roche-réservoir. Mais, outre la hausse des coûts de production, ne serait-il pas plus judicieux
de réserver le pétrole aux usages, actuels ou futurs, de la pétrochimie pour laquelle
il est irremplaçable, plutôt que de le brûler ? En n’utilisant que des technologies
actuellement maîtrisées, la seule solution pour assurer une disponibilité suffisante
d’hydrocarbures fossiles aux générations futures paraît être la construction de centrales nucléaires surgénératrices, grâce auxquelles l’énergie électrique extraite de
l’uranium serait multipliée par 100 et celle, bien plus importante, extraite du thorium deviendrait accessible. Ceci permettrait de couvrir la consommation annuelle
d’électricité mondiale à l’aide seulement du dix millième des réserves d’uranium
(beaucoup moins si l’on tient compte des réserves d’uranium contenues dans les
océans). Un jour peut-être, la fusion fournira-t-elle une source d’énergie calorifique
et électrique inépuisable grâce au deutérium contenu dans l’eau de mer. On peut
aussi espérer que l'on parviendra à couvrir au moins une partie des besoins en chaleur et en électricité à l'aide du solaire. Mais le problème reste entier pour le transport automobile, où il faudra trouver rapidement de nouvelles technologies n’ayant
pas recours aux carburants fossiles, telles que l’emploi d’hydrogène produit à partir
du nucléaire ou, à long terme, d’énergies renouvelables.
NUISANCES
Toutes les formes d’énergie engendrent des nuisances. La plus préoccupante d’entre
elles est l’augmentation de l'effet de serre en raison de l’émission de CO 2 provoquée par la combustion de gaz, de pétrole ou de charbon. Par kilowattheure fourni,
le gaz dégage 49 g de CO 2 , le pétrole 71 g et le charbon 86 g. De ce fait, la teneur
de l’atmosphère en CO 2 , qui oscillait jusqu’à il y a deux siècles entre 180 ppmv (parties par million en volume) lors des périodes glaciaires et 280 ppmv, a augmenté
de plus en plus rapidement depuis le début de l’ère industrielle, jusqu’à la valeur
actuelle de 365 ppmv. Ce chiffre est supérieur de 30% aux maxima atteints depuis
420 000 ans, période pour laquelle on a pu faire des mesures sur les carottes glaciaires de l’Antarctique. Quelle que soit la politique énergétique mondiale, un doublement du CO 2 atmosphérique au cours du XXI
e siècle paraît difficilement évitable.
L'ÉNERGIE DE DEMAIN. TECHNIQUES - ENVIRONNEMENT - ECONOMIE
tée car elle est en général diluée, son flux étant de 1 W/m
2 . De plus, il existe une
grande variété de gisements dont l’exploitation pose des problèmes spécifiques ;
certains sont épuisables..
Les autres énergies, fossiles, reposent sur l’exploitation de minéraux formés durant
l’histoire de la Terre et n’existant qu’en quantités limitées. Au rythme de consommation actuel, les réserves mondiales reconnues ne peuvent couvrir qu’un demisiècle pour le pétrole, un siècle pour le gaz ou pour l'uranium, quelques siècles
pour le charbon. On peut certes espérer que des technologies futures permettront
d’exploiter pour les carburants des gisements déjà connus mais actuellement inutilisables car le pétrole y est trop dilué pour qu’on puisse l’extraire de la roche-réservoir. Mais, outre la hausse des coûts de production, ne serait-il pas plus judicieux
de réserver le pétrole aux usages, actuels ou futurs, de la pétrochimie pour laquelle
il est irremplaçable, plutôt que de le brûler ? En n’utilisant que des technologies
actuellement maîtrisées, la seule solution pour assurer une disponibilité suffisante
d’hydrocarbures fossiles aux générations futures paraît être la construction de centrales nucléaires surgénératrices, grâce auxquelles l’énergie électrique extraite de
l’uranium serait multipliée par 100 et celle, bien plus importante, extraite du thorium deviendrait accessible. Ceci permettrait de couvrir la consommation annuelle
d’électricité mondiale à l’aide seulement du dix millième des réserves d’uranium
(beaucoup moins si l’on tient compte des réserves d’uranium contenues dans les
océans). Un jour peut-être, la fusion fournira-t-elle une source d’énergie calorifique
et électrique inépuisable grâce au deutérium contenu dans l’eau de mer. On peut
aussi espérer que l'on parviendra à couvrir au moins une partie des besoins en chaleur et en électricité à l'aide du solaire. Mais le problème reste entier pour le transport automobile, où il faudra trouver rapidement de nouvelles technologies n’ayant
pas recours aux carburants fossiles, telles que l’emploi d’hydrogène produit à partir
du nucléaire ou, à long terme, d’énergies renouvelables.
NUISANCES
Toutes les formes d’énergie engendrent des nuisances. La plus préoccupante d’entre
elles est l’augmentation de l'effet de serre en raison de l’émission de CO 2 provoquée par la combustion de gaz, de pétrole ou de charbon. Par kilowattheure fourni,
le gaz dégage 49 g de CO 2 , le pétrole 71 g et le charbon 86 g. De ce fait, la teneur
de l’atmosphère en CO 2 , qui oscillait jusqu’à il y a deux siècles entre 180 ppmv (parties par million en volume) lors des périodes glaciaires et 280 ppmv, a augmenté
de plus en plus rapidement depuis le début de l’ère industrielle, jusqu’à la valeur
actuelle de 365 ppmv. Ce chiffre est supérieur de 30% aux maxima atteints depuis
420 000 ans, période pour laquelle on a pu faire des mesures sur les carottes glaciaires de l’Antarctique. Quelle que soit la politique énergétique mondiale, un doublement du CO 2 atmosphérique au cours du XXI
e siècle paraît difficilement évitable.
