3 - LA CONSOMMATION DES SOURCES D’ÉNERGIE : UTILISATIONS FINALES, EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ
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plus grande qu’est grand l’écart de température entre sources froide et chaude.
Le coefficient de performance (COP) mesure le rapport entre l’énergie thermique
fournie à la source chaude et celle dépensée au compresseur. Dans des gammes
de quelques kilowattheures, les PAC contribuent au chauffage et à la climatisation
des locaux. Au-dessus (jusqu’à plusieurs dizaines de mégawatts), elles apportent
chaleur et froid (thermofrigopompes) à tous types d’industries, agroalimentaires
notamment.
La combinaison de systèmes de chauffage plus efficaces, de moindres déperditions
de chaleur et d’apports supplémentaires prélevés sur l’environnement naturel de
l’habitat a stabilisé en France, depuis 1973, la consommation d’énergie destinée
au chauffage des locaux. Est-ce à dire que le confort thermique est aujourd’hui un
service satisfait de façon très efficace et que toute nouvelle amélioration sera limitée et coûteuse ? Certainement pas, pour deux raisons, dont la première est que
les logements performants ne représentent qu’une fraction du parc actuel (18% en
France) et que de nouveaux gains suivront la démolition, ou mieux la réhabilitation,
des 80% restant. Cet effet s’applique aussi aux régions à climat chaud qui adoptent
de plus en plus de sévères normes thermiques pour climatiser leurs immeubles
autrement que par la production, souvent peu efficace, de froid à l’aide de climatiseurs dans les différentes pièces.
L’autre raison est la poursuite des progrès visant à satisfaire le besoin de confort
thermique, poursuite qu’exprime le renouvellement désormais plus fréquent des
normes dans tous les pays industrialisés. De nouvelles avancées sont en cours en
matière d’isolation, notamment par la pause de superfenêtres dotées de films transparents qui laissent passer la lumière visible et la moitié de l’énergie solaire sans
laisser repartir la chaleur, grâce au réfléchissement des infrarouges vers l’intérieur
(ou inversement dans les pays chauds). Alors qu’une maison moyenne en Allemagne perd 200 kWh/m
2 /an, une maison comparable en Suède ne dépasse pas 50-60
aujourd’hui et ne devrait pas dépasser 30-40 à l’avenir. D’autres avancées, surtout
intéressantes pour l’industrie et le tertiaire, sont attendues de nouvelles techniques
de récupération de la chaleur émise par les machines, les canalisations de fluides,
les ascenseurs ou les ordinateurs. Estimée à 32 W/m
2 dans un bureau, 84 dans
un immeuble ou 100 dans l’atelier d’une école d’ingénieur, cette chaleur peut être
récupérée par recyclage de l’air vicié. Appliquée sans augmentation de coût au nouveau siège de la banque Ing (Pays-Bas), cette technique limite les déperditions de
chaleur interne à 0,4 GJ/m
2 /an, contre 4,8 dans l’ancien siège [7].
3.1.5.LA FABRICATION DES MATÉRIAUX
Particularité de l’industrie par rapport aux autres secteurs de consommation : elle
doit satisfaire des services énergétiques par de la chaleur à moyenne et surtout
haute température pour,
la cuisson de la pâte à papier produite par voie chimique, mécanique ou michimique,
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plus grande qu’est grand l’écart de température entre sources froide et chaude.
Le coefficient de performance (COP) mesure le rapport entre l’énergie thermique
fournie à la source chaude et celle dépensée au compresseur. Dans des gammes
de quelques kilowattheures, les PAC contribuent au chauffage et à la climatisation
des locaux. Au-dessus (jusqu’à plusieurs dizaines de mégawatts), elles apportent
chaleur et froid (thermofrigopompes) à tous types d’industries, agroalimentaires
notamment.
La combinaison de systèmes de chauffage plus efficaces, de moindres déperditions
de chaleur et d’apports supplémentaires prélevés sur l’environnement naturel de
l’habitat a stabilisé en France, depuis 1973, la consommation d’énergie destinée
au chauffage des locaux. Est-ce à dire que le confort thermique est aujourd’hui un
service satisfait de façon très efficace et que toute nouvelle amélioration sera limitée et coûteuse ? Certainement pas, pour deux raisons, dont la première est que
les logements performants ne représentent qu’une fraction du parc actuel (18% en
France) et que de nouveaux gains suivront la démolition, ou mieux la réhabilitation,
des 80% restant. Cet effet s’applique aussi aux régions à climat chaud qui adoptent
de plus en plus de sévères normes thermiques pour climatiser leurs immeubles
autrement que par la production, souvent peu efficace, de froid à l’aide de climatiseurs dans les différentes pièces.
L’autre raison est la poursuite des progrès visant à satisfaire le besoin de confort
thermique, poursuite qu’exprime le renouvellement désormais plus fréquent des
normes dans tous les pays industrialisés. De nouvelles avancées sont en cours en
matière d’isolation, notamment par la pause de superfenêtres dotées de films transparents qui laissent passer la lumière visible et la moitié de l’énergie solaire sans
laisser repartir la chaleur, grâce au réfléchissement des infrarouges vers l’intérieur
(ou inversement dans les pays chauds). Alors qu’une maison moyenne en Allemagne perd 200 kWh/m
2 /an, une maison comparable en Suède ne dépasse pas 50-60
aujourd’hui et ne devrait pas dépasser 30-40 à l’avenir. D’autres avancées, surtout
intéressantes pour l’industrie et le tertiaire, sont attendues de nouvelles techniques
de récupération de la chaleur émise par les machines, les canalisations de fluides,
les ascenseurs ou les ordinateurs. Estimée à 32 W/m
2 dans un bureau, 84 dans
un immeuble ou 100 dans l’atelier d’une école d’ingénieur, cette chaleur peut être
récupérée par recyclage de l’air vicié. Appliquée sans augmentation de coût au nouveau siège de la banque Ing (Pays-Bas), cette technique limite les déperditions de
chaleur interne à 0,4 GJ/m
2 /an, contre 4,8 dans l’ancien siège [7].
3.1.5.LA FABRICATION DES MATÉRIAUX
Particularité de l’industrie par rapport aux autres secteurs de consommation : elle
doit satisfaire des services énergétiques par de la chaleur à moyenne et surtout
haute température pour,
la cuisson de la pâte à papier produite par voie chimique, mécanique ou michimique,
