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Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
laine de verre, mousse isolante) y ont joué un grand rôle, mais la sévérisation des
normes de construction a été déterminante.
En France, le coefficient G (mesure de la quantité de chaleur moyenne s’échappant
du logement qui s’exprime en unité de puissance par unité de volume et par degré
d’écart entre l’extérieur et l’intérieur, soit en W/m
3 °C) a été réduit de 25% par trois
fois (1974, 1982, 1988) ; ont suivi en 2000 la généralisation à tous les bâtiments
neufs des normes « chauffage électrique » et la programmation d’une réduction de
10% tous les 5 ans à partir de 2005. Les résultats obtenus et attendus sont réunis
dans le tableau IV.
Tableau IV - Evolution des consommations unitaires
des logements en France (en kWh/m
2 ) [source : CLIP 13]
Consommations observées
parc ancien
Consommations attendues
parc neuf
1968
338
1988
95,0
1973
330
2000
81,8
1978
260 à 280
2010
66,3
1983
230
2020
53,7
1993
190
2030
43,5
1998
180
2050
31,7
La deuxième façon de réduire les besoins en énergie utile pour un même service
énergétique a consisté à récupérer de façon plus efficace le rayonnement solaire,
et parfois même la chaleur du sous-sol. Exploité depuis toujours comme source de
chaleur domestique, le premier a bénéficié des progrès des techniques solaires
actives, via des capteurs solaires-plan absorbant le rayonnement pour le convertir en chaleur évacuée par un fluide caloporteur à destination d’une habitation, d’un
chauffe-eau ou d’une piscine ; après une période d’improvisation, de rapides progrès ont été réalisés en matière d’étanchéité, de liaison thermique entre la tôle
noire de l’absorbeur et les tubes d’eau, de qualité optique des matériaux transparents ou absorbants [6] ;
passives, sous forme d’architecture bioclimatique consistant par appel à l’orientation des façades, l’utilisation de vérandas, l’emploi de matériaux massifs, la ventilation naturelle, à protéger le bâtiment du froid, à récupérer le maximum d’apports
solaires en saison froide et à se protéger des surchauffes en saison chaude.
La récupération de la chaleur du sous-sol est elle aussi réalisée par des moyens passifs (préchauffage de l’air extérieur par circulation dans des conduites enterrées à
3-4 m de profondeur) ou actifs (pompes à chaleur - PAC). Ces dernières sont des
machines thermodynamiques capables de déplacer des calories d’un bas niveau
de température où elles sont inutilisables, voire gênantes, à un niveau plus élevé
où elles sont utiles. L’énergie électrique dépensée au compresseur est d’autant
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