3 - LA CONSOMMATION DES SOURCES D’ÉNERGIE : UTILISATIONS FINALES, EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ
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restent 40% de la consommation de l’industrie absorbée par les process sous
forme de chaleur moyenne et haute température (300 à 1500°C et plus), indispensable à la production des matériaux tels qu’acier, ciment, verre, métaux nonferreux, soit 12% du total.
Cette structure des usages varie bien évidemment d’un pays à l’autre, en fonction
de la rigueur du climat (plus d’usages thermiques basse température), de l’étendue
géographique et du relief (plus de force motrice mobile), du degré d’industrialisation (plus d’usages mécaniques fixes et de chaleur de process). Partout, cependant,
les quatre familles d’usages énergétiques se caractérisent par des potentiels inégaux d’élévation de leur efficacité.
3.1.4.LE CONFORT THERMIQUE
Bien qu’elle comporte une part de subjectivité, la notion de confort thermique renvoie à quelques indicateurs tels que la température et le degré d’humidification
de l’air qui caractérisent le service à satisfaire, soit par chauffage, soit par réfrigération d’un local. Dans le premier cas, le plus fréquent pour les pays industrialisés de
l’hémisphère nord, une température intérieure, supérieure à celle de l’extérieur, ne
peut être atteinte que par la fourniture d’une certaine quantité d’énergie thermique
qui élèvera la température de l’air et des parois à travers lesquelles s’écoule la chaleur. De très nombreux paramètres interviennent dans le calcul des besoins de chaleur à fournir au cours d’une année pour atteindre un confort thermique donné [5].
Les moyens de chauffage sont les premiers auxquels l’on pense. Depuis le premier
feu de bois de l’homme des cavernes, ils ont beaucoup évolué : cheminée ouverte
(open fire) dont le rendement ne dépasse pas 5 ou 6% en moyenne ; cuisinières,
poêles à bois ou à charbon dont les modèles les plus performants ont atteint 30 à
40% ; chauffage central alimenté par des chaudières perfectionnées (à condensation, en particulier) qui, régulés électroniquement et bien entretenues, approchent
les 95%. En France, l’évolution des rendements moyens de ce dernier type d’installation est passé de 65% (avant 1975) à 70% (1975-1984), 80% (1984-1988) et 90%
(après 1988). A ce seul niveau, les gains d’efficacité considérables sont dus au progrès des techniques (matériaux et surtout électronique), à la disponibilité de nouveaux combustibles (gaz naturel, notamment), à la forte hausse des prix de l’énergie après les chocs pétroliers et à la vive concurrence entre constructeurs d’installations de chauffage.
Beaucoup plus efficaces, ces dernières ont en outre été de plus en plus souvent
installées dans des bâtiments modernes ou réhabilités, d’où une réduction des
besoins en énergie utile obtenue de deux façons. L’une a consisté à diminuer les
déperditions à travers les parois et la circulation de l’air. Le retour de la thermique
de l’habitat au premier rang des préoccupations des architectes et des constructeurs d’immeubles s’est traduit par un véritable saut dans les techniques d’isolation et de contrôle des circuits d’air. Les progrès des matériaux (béton cellulaire,
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restent 40% de la consommation de l’industrie absorbée par les process sous
forme de chaleur moyenne et haute température (300 à 1500°C et plus), indispensable à la production des matériaux tels qu’acier, ciment, verre, métaux nonferreux, soit 12% du total.
Cette structure des usages varie bien évidemment d’un pays à l’autre, en fonction
de la rigueur du climat (plus d’usages thermiques basse température), de l’étendue
géographique et du relief (plus de force motrice mobile), du degré d’industrialisation (plus d’usages mécaniques fixes et de chaleur de process). Partout, cependant,
les quatre familles d’usages énergétiques se caractérisent par des potentiels inégaux d’élévation de leur efficacité.
3.1.4.LE CONFORT THERMIQUE
Bien qu’elle comporte une part de subjectivité, la notion de confort thermique renvoie à quelques indicateurs tels que la température et le degré d’humidification
de l’air qui caractérisent le service à satisfaire, soit par chauffage, soit par réfrigération d’un local. Dans le premier cas, le plus fréquent pour les pays industrialisés de
l’hémisphère nord, une température intérieure, supérieure à celle de l’extérieur, ne
peut être atteinte que par la fourniture d’une certaine quantité d’énergie thermique
qui élèvera la température de l’air et des parois à travers lesquelles s’écoule la chaleur. De très nombreux paramètres interviennent dans le calcul des besoins de chaleur à fournir au cours d’une année pour atteindre un confort thermique donné [5].
Les moyens de chauffage sont les premiers auxquels l’on pense. Depuis le premier
feu de bois de l’homme des cavernes, ils ont beaucoup évolué : cheminée ouverte
(open fire) dont le rendement ne dépasse pas 5 ou 6% en moyenne ; cuisinières,
poêles à bois ou à charbon dont les modèles les plus performants ont atteint 30 à
40% ; chauffage central alimenté par des chaudières perfectionnées (à condensation, en particulier) qui, régulés électroniquement et bien entretenues, approchent
les 95%. En France, l’évolution des rendements moyens de ce dernier type d’installation est passé de 65% (avant 1975) à 70% (1975-1984), 80% (1984-1988) et 90%
(après 1988). A ce seul niveau, les gains d’efficacité considérables sont dus au progrès des techniques (matériaux et surtout électronique), à la disponibilité de nouveaux combustibles (gaz naturel, notamment), à la forte hausse des prix de l’énergie après les chocs pétroliers et à la vive concurrence entre constructeurs d’installations de chauffage.
Beaucoup plus efficaces, ces dernières ont en outre été de plus en plus souvent
installées dans des bâtiments modernes ou réhabilités, d’où une réduction des
besoins en énergie utile obtenue de deux façons. L’une a consisté à diminuer les
déperditions à travers les parois et la circulation de l’air. Le retour de la thermique
de l’habitat au premier rang des préoccupations des architectes et des constructeurs d’immeubles s’est traduit par un véritable saut dans les techniques d’isolation et de contrôle des circuits d’air. Les progrès des matériaux (béton cellulaire,
