28 - LES COÛTS EXTERNES DE L’ÉLECTRICITÉ
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que totale est de 12,5 homme . Sv/TWh, et la plupart de cette dose est imposée à
l’échelle globale plutôt que sur une zone locale. Cette dose impliquerait une dose
totale par année de fonctionnement de :
dose totale par personne par année de fonctionnement
= 12,5 homme . Sv/TWh × (2 ×10
4 TWh/an)/10
10 personnes = 25 μSv/an
si la dose entière était imposée immédiatement.
Cependant, seulement 10% de la dose totale est imposée pendant les 100 premières années. Il serait difficile de calculer la distribution temporelle précise du « scénario nucléaire de 100 ans », en raison du grand nombre de radionuclides ayant des
demi-vies différentes. Mais puisqu’un ordre de grandeur est suffisant, nous estimons simplement que 10% de la dose totale est imposée à la population vivant
pendant les 100 premières années, ce qui donne en moyenne une dose annuelle
pendant les 100 premières années de
dose annuelle par personne = 2,5 μSv/an
Ceci peut être comparé au rayonnement de fond des autres sources auxquelles la
population est exposée, environ 2000 à 3000 μSv/an, y compris les doses typiques
de l’exposition aux rayons X médicaux et au radon dans les bâtiments. Une autre
comparaison intéressante peut être faite avec la dose due au rayonnement cosmique au niveau de la mer, 260 μSv/an, parce que c'est le minimum absolu auquel
nous sommes tous exposés. Ainsi le « scénario nucléaire 100 ans » augmenterait
l'exposition de fond d’environ 1% du rayonnement cosmique au niveau de la mer.
Des générations au-delà des 100 premières années seraient aussi exposées, mais
à un taux plus faible.
Finalement nous comparons, dans la figure 28.4 sur une échelle logarithmique, la
réduction de l’espérance de vie due aux cancers fatals de la dose de 2,5 μSv/an du
« scénario nucléaire de 100 ans » à plusieurs autres risques de vie quotidienne (également exprimés en jours de vie perdus), moyennés sur la population de la France.
Une telle comparaison est toujours délicate car la plupart des risques ne sont pas
directement comparables. Les risques peuvent être différents selon la nature de
l’impact (par ex. cancer, autre maladie ou accident), ainsi que par les attributs qui
affectent la perception d’un risque, comme par exemple :
le risque est-il volontaire ou involontaire ?
le risque est-il naturel ou lié à l’activité humaine ?
est-il associé à une activité qui est considérée comme indésirable socialement ?
jusqu’où un individu peut-il contrôler l’exposition au risque ou ses conséquences ?
La classification des risques selon ces attributs n’est pas toujours évidente. Pourtant, une comparaison avec une gamme de risques différents peut être instructive.
Le risque de mortalité dû à une autre source importante d'énergie renouvelable
(mais mieux adaptée à la production de chaleur que d’électricité) est également
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que totale est de 12,5 homme . Sv/TWh, et la plupart de cette dose est imposée à
l’échelle globale plutôt que sur une zone locale. Cette dose impliquerait une dose
totale par année de fonctionnement de :
dose totale par personne par année de fonctionnement
= 12,5 homme . Sv/TWh × (2 ×10
4 TWh/an)/10
10 personnes = 25 μSv/an
si la dose entière était imposée immédiatement.
Cependant, seulement 10% de la dose totale est imposée pendant les 100 premières années. Il serait difficile de calculer la distribution temporelle précise du « scénario nucléaire de 100 ans », en raison du grand nombre de radionuclides ayant des
demi-vies différentes. Mais puisqu’un ordre de grandeur est suffisant, nous estimons simplement que 10% de la dose totale est imposée à la population vivant
pendant les 100 premières années, ce qui donne en moyenne une dose annuelle
pendant les 100 premières années de
dose annuelle par personne = 2,5 μSv/an
Ceci peut être comparé au rayonnement de fond des autres sources auxquelles la
population est exposée, environ 2000 à 3000 μSv/an, y compris les doses typiques
de l’exposition aux rayons X médicaux et au radon dans les bâtiments. Une autre
comparaison intéressante peut être faite avec la dose due au rayonnement cosmique au niveau de la mer, 260 μSv/an, parce que c'est le minimum absolu auquel
nous sommes tous exposés. Ainsi le « scénario nucléaire 100 ans » augmenterait
l'exposition de fond d’environ 1% du rayonnement cosmique au niveau de la mer.
Des générations au-delà des 100 premières années seraient aussi exposées, mais
à un taux plus faible.
Finalement nous comparons, dans la figure 28.4 sur une échelle logarithmique, la
réduction de l’espérance de vie due aux cancers fatals de la dose de 2,5 μSv/an du
« scénario nucléaire de 100 ans » à plusieurs autres risques de vie quotidienne (également exprimés en jours de vie perdus), moyennés sur la population de la France.
Une telle comparaison est toujours délicate car la plupart des risques ne sont pas
directement comparables. Les risques peuvent être différents selon la nature de
l’impact (par ex. cancer, autre maladie ou accident), ainsi que par les attributs qui
affectent la perception d’un risque, comme par exemple :
le risque est-il volontaire ou involontaire ?
le risque est-il naturel ou lié à l’activité humaine ?
est-il associé à une activité qui est considérée comme indésirable socialement ?
jusqu’où un individu peut-il contrôler l’exposition au risque ou ses conséquences ?
La classification des risques selon ces attributs n’est pas toujours évidente. Pourtant, une comparaison avec une gamme de risques différents peut être instructive.
Le risque de mortalité dû à une autre source importante d'énergie renouvelable
(mais mieux adaptée à la production de chaleur que d’électricité) est également
