598
Ari RABL & Joseph SPADARO
28.5. AUTRES CONSIDÉRATIONS
28.5.1.COMPARAISONS DES RISQUES DE MORTALITÉ
Afin d’éviter les incertitudes de l’évaluation monétaire, il est intéressant d’analyser
les impacts de mortalité. La figure 28.3 montre les pertes d’espérance de vie, en
années de vie perdues par TWh, des différentes technologies.
charbon, 1995
972
fioul, 1995
1184
charbon, >2000
122
fioul, >2000
150
gaz cc, >2000
32
9
nucléaire, 1990
biomasse
77
éolien 6
0
PV 12
200
400
600
800
1000
1200
années de vie perdues/TWh
28.3 - Comparaison des risques de santé publique en termes d’années de vie perdues
par TWh, en raison des PS 10 , du SO 2 , des NO x et des radionucléides
Puisque la plupart du risque sanitaire de l'énergie nucléaire est imposée aux personnes vivant dans un avenir lointain, un simple chiffre global pour les années de
vie perdues n'est pas très instructif. Pour une autre perspective, regardons les
conséquences de l’utilisation de l'énergie nucléaire à grande échelle. La population du monde est de 6 milliards environ et la consommation de l'électricité de
12 000 TWh/an. Ces deux grandeurs augmenteront, particulièrement la dernière,
bien qu’une certaine saturation soit probable. Les technologies évolueront certainement et les réacteurs actuels de fission nucléaire ne sont qu'une solution intermédiaire, peut-être pendant un siècle, en attendant des sources d'énergie plus
propres. Puisque les détails n’importent pas pour l'argument suivant, nous prenons des chiffres simples et arrondis.
Supposons « un scénario nucléaire de 100 ans » où la technologie nucléaire française actuelle est utilisée pendant 100 années pour produire 2 ×10
4 TWh/an, pour
une population mondiale de 10 milliards. Selon DREICER et al. (1995), la dose publi-
Ari RABL & Joseph SPADARO
28.5. AUTRES CONSIDÉRATIONS
28.5.1.COMPARAISONS DES RISQUES DE MORTALITÉ
Afin d’éviter les incertitudes de l’évaluation monétaire, il est intéressant d’analyser
les impacts de mortalité. La figure 28.3 montre les pertes d’espérance de vie, en
années de vie perdues par TWh, des différentes technologies.
charbon, 1995
972
fioul, 1995
1184
charbon, >2000
122
fioul, >2000
150
gaz cc, >2000
32
9
nucléaire, 1990
biomasse
77
éolien 6
0
PV 12
200
400
600
800
1000
1200
années de vie perdues/TWh
28.3 - Comparaison des risques de santé publique en termes d’années de vie perdues
par TWh, en raison des PS 10 , du SO 2 , des NO x et des radionucléides
Puisque la plupart du risque sanitaire de l'énergie nucléaire est imposée aux personnes vivant dans un avenir lointain, un simple chiffre global pour les années de
vie perdues n'est pas très instructif. Pour une autre perspective, regardons les
conséquences de l’utilisation de l'énergie nucléaire à grande échelle. La population du monde est de 6 milliards environ et la consommation de l'électricité de
12 000 TWh/an. Ces deux grandeurs augmenteront, particulièrement la dernière,
bien qu’une certaine saturation soit probable. Les technologies évolueront certainement et les réacteurs actuels de fission nucléaire ne sont qu'une solution intermédiaire, peut-être pendant un siècle, en attendant des sources d'énergie plus
propres. Puisque les détails n’importent pas pour l'argument suivant, nous prenons des chiffres simples et arrondis.
Supposons « un scénario nucléaire de 100 ans » où la technologie nucléaire française actuelle est utilisée pendant 100 années pour produire 2 ×10
4 TWh/an, pour
une population mondiale de 10 milliards. Selon DREICER et al. (1995), la dose publi-
