28 - LES COÛTS EXTERNES DE L’ÉLECTRICITÉ
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tion nette au réchauffement global est bien sûr zéro, mais ce n’est pas le cas des
machines et des camions utilisés pour la production et le transport de la biomasse.
Les coûts des dommages de l’hydroélectricité sont tellement variables avec le site
de l’implantation que les chiffres du tableau IV sont à interpréter avec une extrême
prudence. Il en va de même pour tous les coûts d’aménité (destruction du paysage,
bruit…). Sur quelques sites, les bénéfices d’un barrage sont tellement importants
que le coût net des dommages de l’hydroélectricité peut même être négatif (bénéfice). L’hydroélectricité n’apparaît pas dans la figure 28.2 compte tenu du coût très
variable et du faible potentiel de l’implantation de nouvelles centrales hydroélectriques en France.
Malgré les incertitudes, une conclusion générale semble assez claire : les coûts des
dommages des centrales à combustibles fossiles actuelles sont importants, tandis
que ceux du nucléaire et des énergies renouvelables sont relativement faibles.
charbon, 1995
gaz cc, après 2000
nucléaire, 1990
biomasse
éolien
PV
fioul, après 2000
fioul, 1995
charbon, après 2000
PS 10 , SO 2 , NO x
CO 2
cancers
aménité
0
1
2
3
4
5
coûts (c€/kWh)
28.2 - Coûts des dommages des énergies renouvelables,
comparés aux cycles nucléaires et fossiles
Pour l’énergie éolienne, le coût d’aménité est extrêmement variable en fonction du site.
Le coût du nucléaire est pour un « taux d’actualisation » = 0. Quant aux incertitudes,
ces coûts pourraient être plus importants ou plus faibles d’un facteur 4 environ. Puisque charbon et fioul en 1995 sont déjà dans la figure 28.1, l’échelle est agrandie pour
montrer les technologies moins polluantes.
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