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Jean-Marie MARTIN-AMOUROUX
consommation de 5 Gt à l’aide de gisements dont les coûts ne dépasseraient pas
$15. Au-delà, on devrait recourir de plus en plus massivement aux non-conventionnels dont les coûts se situeraient entre $15 et 25. Dans cette dernière hypothèse,
les coûts environnementaux externes ne sont pas comptabilisés.
25
20
15
10
5
30
0
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
millions de tep
$/b
coût plafond de $24/b
Moyen-Orient
Mexique
Afrique (terre)
Amérique latine
Europe
Ex-URSS
Asie
USA
sables asphaltiques
du Canada
offshore profond
gisements satellites
non-conventionnels
intervalle de
consommation
27.1 - Courbe d’offre pétrolière en 2015
27.3.2. GAZ NATUREL
Longtemps, le gaz naturel a eu un coût négatif car, associé à l’exploitation de gisement de pétrole et inutilisable faute de moyens de transport, il était traité en produit fatal et brûlé par les compagnies pétrolières. Depuis que l’on sait l’évacuer vers
des lieux de consommation, il est toujours un produit dérivé de l’activité pétrolière
(gaz associé) mais il est aussi recherché pour lui-même (gaz sec). Le premier a un
coût de production extrêmement faible qui représente les installations de stockage
et d’évacuation supplémentaires pour l’exploitant pétrolier. Le second a un coût
comparable à celui du pétrole brut, donc très variable selon la localisation, la taille et
les caractéristiques du gisement (si ce dernier contient un gaz soufré, des installations de désulfuration devront être construites comme à Lacq). Dans le temps, sa
tendance à l’élévation, poussée par l’éloignement et les difficultés techniques des
exploitations marginales (gaz de l’extrême-sud algérien ou de l’extrême-nord sibérien), est freinée par les progrès technologiques, comme dans le cas du pétrole.
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